L’organisation du Festival du Piment fort présentait 45 exposants, samedi, à Saint-Paul-d’Abbotsford.

Succès relevé au Festival du Piment fort

Le Festival du Piment fort a pris un nouveau virage en déménageant ses pénates au parc des loisirs de Saint-Paul-d’Abbotsford, un site plus grand qui permet d’augmenter le nombre d’exposants. Cela, jumelé à une « excellente » collaboration avec l’organisation municipale, laisse le fondateur de l’événement espérer le meilleur pour l’avenir.

Le Festival du Piment fort suivait la même formule lancée en 2017 dans le stationnement du Marché du village d’Ange-Gardien. Mais pour les habitués de ce rendez-vous culinaire, la disposition de l’événement avait de quoi surprendre cette année. 

« Tout est différent, mais le site est vraiment intéressant. Nous avons une vue sur la montagne et beaucoup d’espace pour accueillir nos exposants », s’est réjoui le fondateur et coordonnateur Karl Roy. 

Le changement de site et de municipalité hôte a donné une nouvelle impulsion à l’événement, ce qui s’est notamment traduit par un plus grand nombre de kiosques à découvrir.

45 exposants

Ils étaient 45 cette année à faire la promotion de leurs produits, tous plus relevés les uns que les autres ! L’an dernier, le festival comptait alors une trentaine de kiosques.

Et comme Karl Roy le souligne, le site utilisé, qui comprend notamment un terrain de baseball, aurait la capacité d’accueillir encore plus de producteurs et entrepreneurs.

La plupart des participants proposaient des sauces fortes concoctées dans la région, mais plusieurs faisaient aussi découvrir divers produits du terroir. 

C’était le cas de Mathieu Bouchard, copropriétaire de l’entreprise Unifruits, située dans le rang Papineau à Saint-Paul-d’Abbotsford. Il proposait des tartinades et produits dérivés de la cerise griotte qu’il cultive sur ses terres. « Je pense qu’on fera de bonnes affaires, parce que les gens auront la bouche en feu et qu’ils auront le goût de quelque chose d’un peu plus sucré ! Nous avons déjà plusieurs points de distribution et nous sommes à l’étape de nous attaquer au marché ontarien. Mais en même temps, il y a des gens à Saint-Paul qui ne nous connaissent pas. »

Le fondateur du Festival du Piment fort faisait lui-même partie des exposants avec ses bières et ses produits. Il espérait dépasser l’achalandage des années précédentes estimé à plus de 1500 personnes. 

Au passage de La Voix de l’Est, samedi matin, à l’ouverture du site, les visiteurs commençaient à arriver. 

Bonnes affaires

« Mon objectif est que les participants me tapent dans la main à la fin de la journée. Je n’organise pas cela pour faire de l’argent. C’est plutôt une belle vitrine pour les entreprises, souligne M. Roy. Pour plusieurs, c’est une occasion de tester leurs produits et de s’associer à des points de vente pour développer leur entreprise. »

Saskia Vargas, une entrepreneure mexicaine, abonde dans ce sens. Depuis la première mouture du festival, elle profite de l’occasion pour faire connaître son entreprise, nommée Saveurs du Sud, qui se spécialise dans la production de sauces piquantes mexicaines. « C’est une bonne journée pour l’entreprise, a-t-elle dit. Les gens qui viennent sont déjà amateurs de sauces piquantes et ont le goût d’essayer de nouveaux produits. Je viens d’une culture où on aime manger piquant et j’observe que l’habitude se crée également ici. J’ai toutefois adapté mes recettes pour le Québec ! »

Elle s’apprêtait toutefois à faire face à une compétition féroce qui tâche de se distinguer par la qualité de ses ingrédients et son originalité.