Devant la forte opposition aux amendements au règlement de zonage pour y permettre l’implantation de gîtes et de résidences touristiques dans un secteur de la municipalité, le conseil municipal de Stukely-Sud a choisi de reculer et d’enterrer le projet.

Stukely-Sud renonce au projet d'implantation de résidences touristiques

Devant la forte opposition aux amendements au règlement de zonage pour y permettre l’implantation de gîtes et de résidences touristiques dans un secteur de la municipalité, le conseil municipal de Stukely-Sud a choisi de reculer et d’enterrer le projet.

« Nous avons pris la décision d’arrêter le processus. Vous vous êtes mobilisés pour faire valoir vos droits, et nous allons le respecter. C’est ce qu’on appelle la démocratie », a annoncé le maire suppléant René Pépin, provoquant des applaudissements et des cris de joie dans la salle du conseil où étaient réunies près d’une quarantaine de personnes.

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Rappelons que vendredi, 45 personnes ont signé un registre réclamant la tenue d’un référendum sur les deux projets de règlement qui auraient permis à des personnes ou des entreprises de louer des propriétés à des fins touristiques. Un minimum de 19 signatures était nécessaire pour forcer la tenue d’un vote populaire, puisque 84 personnes étaient habiles à voter.

Absent lors de la séance, l’un des promoteurs du projet et copropriétaire des chalets du Domaine Les Marquis, Michel Houde, s’est dit très déçu de la tournure des choses, lui qui était à l’origine de la demande de changement de zonage.

Celui qui s’était présenté à l’assemblée publique de consultation du 9 juillet pour parler des tenants et aboutissants du projet estime que « la mauvaise foi de quelques citoyens » est à l’origine de ce revers.

« Les gens ne voient que l’impact sur leur petit nombril, alors que ça aurait pu avoir un impact positif sur leur municipalité », a-t-il laissé tomber.

Déjà, ses deux chalets locatifs situés rue Sabrina étaient à vendre. M. Houde et son partenaire attendaient de connaître l’issue du débat avant d’aller plus loin. « On va aller faire nos affaires ailleurs, a-t-il annoncé. C’est un dossier désolant. »