Stéphane Labrecque fait face à une accusation d’agression sexuelle. Il a été formellement accusé jeudi.
Stéphane Labrecque fait face à une accusation d’agression sexuelle. Il a été formellement accusé jeudi.

Stéphane Labrecque accusé d’agression sexuelle

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Le propriétaire d’un commerce de vélos de Granby, également très impliqué dans le milieu communautaire local, est accusé d’avoir agressé sexuellement une personne souffrant de déficience intellectuelle.

L’accusation criminelle a été officiellement déposée contre Stéphane Labrecque au palais de justice de Granby, jeudi. 

L’homme de 52 ans, propriétaire de Vélobrek sur la rue Robinson Sud, a pu conserver sa liberté provisoire sous certaines conditions.

Pour sa première comparution, il était représenté par Me Marie Guironnet, alors que Me Laurence Bélanger est en charge de la poursuite.

Les gestes reprochés seraient survenus la veille du jour de l’An à Granby. Lors d’une fête tenue dans une résidence, M. Labrecque serait monté à l’étage et se « serait essayé » auprès de la plaignante, avec qui il n’a pas de lien de parenté.

Selon le père de la présumée victime, que l’on ne peut nommer afin de protéger l’identité de celle-ci, l’accusé aurait également cherché à empêcher la jeune fille de crier, sans succès. 

« C’est d’une tristesse inouïe ce qu’il a fait et on ne peut pas descendre plus bas dans l’échelle humaine, dit-il. On ne touche pas aux enfants. »

Sa fille s’en sort relativement bien, précise-t-il, puisqu’elle « a ce qu’il faut autour d’elle ». « Elle a rencontré l’enquêteur au début janvier et la procureure, mercredi. Elle est en confiance. »

« Mais sa relation avec l’amour et l’amitié a changé. Elle ne voit plus ça de la même façon et a de la difficulté à faire confiance. »

Les policiers ont été appelés le soir même, mais le congé des Fêtes a fait en sorte que la présumée victime n’a pu être rencontrée que plusieurs jours plus tard par un enquêteur de la police de Granby. L’inconfort des parents de la jeune fille quant à ce délai avait alors fait l’objet d’un reportage à Radio-Canada.

Engagement communautaire

Au fil des années, le nom de Stéphane Labrecque a été lié à plusieurs organismes communautaires, dont le Club Kiwanis, le club de Scrabble et le centre communautaire Saint-Benoît. Il a par le passé été président du club cycliste Les Cyclones de Granby et roule toujours avec le groupe. Le président actuel n’a pas voulu émettre de commentaires.

M. Labrecque était jusqu’à tout récemment secrétaire du conseil d’administration du Club Kiwanis de Granby. Il a participé à de nombreuses activités au fil des ans pour les enfants, comme la soirée de l’Halloween. Le président de l’organisme, Michael Drolet, a eu vent des accusations, jeudi. « J’ai parlé à Stéphane hier [jeudi] quand j’ai su que quelque chose se passait. Évidemment, il se retire de toutes ses fonctions et ses activités au club et nous acceptons sa décision. Pour l’instant, je n’ai aucun commentaire à faire et nous allons laisser la cour faire son travail. »

Stéphane Labrecque n’a pas de casier judiciaire.