Paul Sarrazin

Ste-Cécile-de-Milton: Paul Sarrazin a de l’opposition

La partie n’est pas gagnée pour le maire sortant de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, qui fait face à deux opposants en vue de l’élection du 5 novembre. Germain Gévry et Steve Roy tenteront de lui ravir son poste.

La partie n’est pas gagnée pour le maire sortant de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, qui fait face à deux opposants en vue de l’élection du 5 novembre. Germain Gévry et Steve Roy tenteront de lui ravir son poste.

« Ce n’est pas une surprise. M. Gévry avait déjà signifié son intention de se présenter, raconte M. Sarrazin. Quand on est en politique, il y a toujours place à une possible opposition. De toute façon, ça fait quatre ans que je suis en campagne électorale ! »

En fait, le maire y voit là une belle occasion d’aller à la rencontre des citoyens, de se mettre en mode écoute et de « s’alimenter des besoins de la population ». 

« Ce que je sens, c’est positif. Je ne pense pas que les gens aient quelque chose à nous reprocher », glisse M. Sarrazin. Ce dernier précise notamment que la situation financière de Sainte-Cécile est bonne et qu’une autre baisse de taxes est prévue en 2018.

S’il est réélu, Paul Sarrazin priorisera le réaménagement des locaux administratifs de la municipalité et le pavage du rang Boileau. « On veut aussi offrir l’Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire », ajoute-t-il.

Il souhaite aussi relier la municipalité au réseau cyclable de la région — soit par Granby, soit par Roxton Pond. « Sinon, on pourrait du moins relier nos quartiers par des liens cyclables », suggère-t-il. 

Germain Gévry

Transparence et entraide

À 62 ans, Germain Gévry se lance dans la mêlée pour « mettre de la transparence au conseil ». Celui qui assiste régulièrement aux séances municipales depuis huit ans souhaite faire avancer sa municipalité, main dans la main avec le reste du conseil. « La meilleure façon d’améliorer les choses, c’est de travailler en équipe. On a une bonne base. »

Cette approche collaborative, il la mettrait aussi en pratique dans ses relations avec les municipalités voisines, dit-il, qu’il s’agisse de loisirs ou de protection des incendies, entre autres. 

Le producteur laitier semi-retraité — aussi connu pour son action bénévole et sa passion pour les marathons — veut faire œuvre utile pour sa municipalité, en donnant l’exemple. Il assure que s’il est élu, il accordera notamment une place de choix aux activités jeunesse. « Il faut faire bouger les jeunes. Les loisirs prendraient plus d’importance avec moi. »

En se qualifiant de féru de finances, Germain Gévry considère par ailleurs « aberrant » que Sainte-Cécile affiche un surplus de 1,8 million $. « Il faut baisser les taxes, ça presse. »

Steve Roy

Pour Steve Roy, il s’agit également d’une première expérience en politique municipale. Gérant de territoire pour l’entreprise Quincaillerie Richelieu, l’homme de 48 ans a choisi de s’établir à Sainte-Cécile-de-Milton il y a trois ans et demi. 

Depuis, il affirme se tenir un peu à l’affût des affaires municipales. « Il faut être à l’écoute des citoyens et leur offrir plus de services », dit-il, en soulignant par exemple le manque de jeux pour enfants au parc municipal. 

« Mais avant de me prononcer sur des projets, je préfère entendre d’abord ce que les gens veulent... », ajoute le candidat, qui prévoit aller à leur rencontre au cours des prochaines semaines.

Interrogé sur la situation financière de la municipalité, M. Roy affirme qu’il pourra mieux la commenter une fois élu. 

Le reste du conseil

Du côté des conseillers municipaux, Sylvain Goyette, Claude Lussier et Jacqueline Lussier Meunier ont tous été réélus sans opposition. 

La conseillère sortante Johanna Fehlmann affronte Pierre Bernier au poste 3, tandis que le conseiller Sylvain Roy tente à nouveau sa chance au poste 2 contre Janique Lebrun. 

Avec le départ de Richard Pigeon, le poste 1 fait l’objet d’une lutte entre Ginette Boulanger Denis et Ginette Prieur.