Yani Authier, urbaniste à la ville, Dominic Desmet, urbaniste et chargé de projets au développement du territoire, Me Catherine Bouchard, la directrice des Services juridiques et greffière ainsi que Catherine Baudin, conseillère du quartier 10 ont tenu une séance de consultation publique, mercredi soir, au sujet des stations de compression de gaz.

Stations de gaz naturel: des citoyens soulagés par la décision de la Ville

Une dizaine de personnes ont assisté à la séance publique de consultation, mercredi soir, au sujet du changement de zonage pour limiter le développement des stations de compression de gaz naturel à deux zones situées dans le parc industriel.

Si les citoyens présents étaient satisfaits de cette initiative, ils ont tout de même tenu à se renseigner sur les possibilités que certains citoyens des zones visées par le développement des stations de compression de gaz contestent la modification de zonage.

Gisèle Rainville s’est notamment dite heureuse de ne plus faire partie du secteur convoité au départ. Elle habitait à 200 mètres de l’éventuelle station de compression. « Je suis parmi celles qui sont soulagées que la Ville de Granby ait écouté ses citoyens », a-t-elle tenu à souligner.

« Ça a été une très belle décision de la Ville de prendre cette avenue-là, a ajouté Normand Gosselin, qui habite le secteur de la rue Bergeron Est. Ça efface toute l’inquiétude qu’on a si c’est définitif. »

Un avis de motion avait été déposé en décembre, ce qui avait eu pour effet de « geler » durant 60 jours le zonage du secteur visé par le projet de Gazoduc TQM, une filiale détenue à parts égales par les entreprises Énergir et Trans Canada Pipelines.

L’emplacement initial ciblé pour la construction d’un poste de compression était à environ 800 mètres de l’intersection formée par le boulevard Pierre-Laporte et la rue Bergeron Est.

La Ville estime cependant que cela pourrait contraindre le développement urbain futur du territoire et avoir des impacts sur le plan environnemental.

Approbation citoyenne

Le vendredi 15 février, le conseil siégera en séance extraordinaire pour adopter le deuxième projet de règlement et ainsi maintenir l’effet de gel.

La principale crainte des citoyens ayant assisté à la séance mercredi est maintenant que l’une des dispositions du règlement soit contestée par d’autres citoyens.

À partir du 20 février — lorsqu’un avis public sera diffusé —, les personnes s’opposant à la modification de zonage pourront en effet déposer une requête afin de demander qu’un registre soit tenu. Ils auront huit jours pour le faire.

À titre d’exemple, dans une zone comprenant moins de 21 personnes, au moins 50 % de signatures devront être récoltées pour pouvoir déposer une requête. Douze signatures devront être amassées si 21 personnes ou plus se trouvent dans la zone touchée.

« On encadre les citoyens qui veulent faire cette démarche-là. Ils peuvent se référer au service juridique qui va leur donner la documentation », a indiqué Me Catherine Bouchard, la directrice des Services juridiques et greffière.

Si une requête est déposée, le conseil pourra tout de même adopter le second règlement, mais il devra faire l’objet d’un registre. « C’est un processus plus long et qui peut faire l’objet d’une étape approbatoire des citoyens », a dit Me Bouchard.

Seules les personnes habitant dans le secteur visé et les zones contiguës peuvent se prononcer.

« Le projet pourra alors être scindé. Il y aura un règlement distinct qui sera adopté pour la zone qui conteste », mentionne Me Bouchard.

Comment savoir si des gens auront contesté, s’est inquiété un citoyen ?

« À travers le conseil ou en appelant au service juridique après le 28 février », a relevé Me Bouchard.

Si aucune démarche citoyenne n’est entamée, le projet suivra son cours administratif.

Le dossier reviendra sur la table du conseil le 4 mars prochain.