Les élèves, qui s’envoleront avers le Guatemala pour un stage de coopération internationale, recevant les dernières instructions de la responsable du projet, Isabelle Lamontagne.

Stage de coopération internationale au Guatemala: du coeur à l'ouvrage

Quarante-trois élèves du Collège du Mont-Sacré-Coeur pourront ajouter la fabrication de planchers de béton dans leur tiroir de compétences. Le groupe s’envolera mercredi vers le Guatemala où ils feront un stage de coopération internationale.

Durant une semaine, leur travail permettra à quatre familles d’ajouter un plancher de béton à leur maison. Ces familles, qui vivent pauvrement, dorment ou vivent sur un sol de terre battue. Le groupe scolaire fera aussi une opération de nettoyage sur la rive du lac Atitlán à Santiago Atitlán. Le travail se fera en collaboration avec l’organisme TEAM (Tous les enfants de l’autre monde).

Il s’agit du troisième voyage du genre au Collège du Mont-Sacré-Coeur et de la deuxième fois dans ce pays d’Amérique centrale.

Les élèves se préparent depuis un an pour ce voyage qui changera leur vie. « Les élèves reviennent transformés, remarque la responsable de l’organisation du voyage, Isabelle Lamontagne. C’est sûr qu’ils rembarquent dans leur train-train quotidien, mais ils gardent conscience de ce qu’ils ont vu, de ce qu’ils ont vécu. Ils font plus attention à l’eau. Les douches sont plus courtes, ils gaspillent moins. Ils ont une plus grande ouverture sur le monde. »

Un tournant dans leur vie

La sœur et le frère de Margot Poirier ont été une source d’inspiration pour l’adolescente, qui fait partie du comité Vision du groupe avec Abygaelle Blouin, Jade Larocque et Maël Vinciarelli. « Ma sœur a fait le premier voyage humanitaire du Collège, au Pérou. Mon frère aussi a fait le Guatemala il y a deux ans. Ce n’était pas quelque chose, à la base, que je pensais faire dans ma vie, mais ils sont tellement revenus changés... que ça m’a tenté de le faire », raconte Margot.

Jade s’attend aussi à ce que ce voyage ait un impact positif dans sa vie. « J’aimerais ça voir les choses différemment, comme sur la consommation de l’eau. »

Un total de 43 élèves et quatres adultes participeront au stage de coopération internationale du Collège Mont-Sacré-Coeur.

L’attrait d’un voyage différent semble trouver écho chez les jeunes qui sont de plus en plus nombreux à participer. Le groupe est composé majoritairement de filles, mais le travail n’en sera pas moins physique. Il est question de faire du béton et de le couler en plancher.

« On savait qu’en allant là-bas, on allait travailler, précise Abygaelle. Ce ne sont pas des vacances. On savait qu’on allait mettre les mains à la pâte. »

« On va transporter beaucoup de choses aussi, renchérit Margot. Les routes ne sont pas toujours évidentes et, vu qu’on va être en gros autobus, des fois on va être stationnés loin et il va falloir transporter le matériel. Ils nous ont préparés, on est prêt ! »

De l’argent a aussi été levé pour ces familles et pour payer le matériel requis pour les travaux.

Sans cellulaire

La préparation s’est faite sur une année avec des camps à l’école, avec les responsables scolaires et un représentant de TEAM. Durant des week-ends, ils ont parlé en long et en large du projet et de la vie au Guatemala. Les cellulaires étaient d’ailleurs déposés dans une boîte et mis à l’écart durant les camps. Ces appareils électroniques seront interdits durant le voyage afin que les jeunes vivent pleinement leur expérience. Un appareil photo par famille d’accueil sera permis, mais pas sur les lieux de travail, par respect pour les familles aidées et aussi pour vivre l’expérience jusqu’au bout des doigts.

Des familles plus fortunées accueilleront jusqu’à huit élèves durant leur séjour. L’immersion sera complète. 

« Elles sont tellement accueillantes, commente Mme Lamontagne. On devient comme leurs enfants pendant une semaine. C’est vraiment le fun. Les élèves vont vivre une expérience vraiment différente, une culture différente. Les familles vont les amener visiter, ce sont elles qui feront les repas, les lunchs. On a quand même quelques petits moments de visite. On va parler de la guerre parce que c’est un pays qui a vécu aussi la guerre. On essaie de comprendre le contexte historique, pourquoi des familles ont plus de difficulté. »

Quatre adultes accompagneront le groupe, soit le directeur général du collège Claude Lacroix — ses deux plus jeunes garçons ont participé aux voyages précédents — les enseignants Valérie Racine et Éric Villeneuve, ainsi que la responsable du voyage Isabelle Lamontagne.