Les visiteurs du Spectacle et salon aérien des Cantons-de-l’Est ont pu assister à des démonstrations de courses de drones offertes par Équipe Canada FPV, championne du monde dans ce nouveau sport.

SSACE: les drones s’invitent à la fête

Le Spectacle et salon aérien des Cantons-de-l’Est regorgeait d’informations et de nouveautés à proposer aux visiteurs, ce week-end. Les drones ont notamment attiré leur lot de curieux à l’aéroport Roland-Désourdy, leur technologie évoluant à une vitesse fulgurante.

Sous un grand chapiteau fermé par des filets, un circuit de course de drones était installé. Des représentants d’Équipe Canada FPV (First Person-View), championne du monde de courses de drones, étaient sur place pour démontrer leur savoir-faire et faire découvrir ce sport de plus en plus en vogue.

Nouveau, mais reconnu
« Ce qu’on a installé ici est un très petit parcours. Normalement, c’est vraiment gros. Des fois, c’est même au-dessus des édifices, raconte Ryan Walker, le capitaine de l’équipe. On est ici pour montrer aux gens ce que sont les courses de drones. Personne ne sait ce qu’on fait. C’est nouveau [...]. »

Une caméra est installée sur les drones et le pilote, manipulant l’engin à distance, porte des lunettes qui diffusent en direct les images captées par la caméra. « C’est très difficile à contrôler, explique en anglais le Québécois d’adoption. On doit faire voler notre drone le plus vite possible.»

Le drone doit contourner des obstacles, passer à travers des portails et suivre un circuit précis.

Team Canada FPV, qui compte huit membres, participe à des compétitions à travers le monde, dans des châteaux, des ruines ou des villes fermées à la circulation. M. Walker a même déjà participé à une course qui se déroulait dans une mine de sel. Ce week-end, un membre de l’équipe était en Arabie Saoudite et un autre en Corée du Sud. « On est toujours quelque part. »

À vitesse grand V
Grâce à leurs commanditaires, les représentants du Canada peuvent compétitionner partout, remplacer les équipements qui se brisent, comme les hélices, et moderniser leurs drones, dont le corps de l’engin est fait de fibre de carbone.

« L’évolution de la technologie est exponentielle, affirme M. Walker. C’est très rapide. Chaque mois, il y a un nouvel ordinateur, il y a de nouvelles choses qui s’améliorent. On reçoit environ 60 000 $ d’équipements gratuits pour l’équipe chaque année. C’est juste assez pour huit personnes. Pour rester au sommet, on a besoin du meilleur matériel. »

Depuis cinq ans, les drones et les caméras ont énormément évolué. Aujourd’hui, un drone qui tient dans la paume de la main peut atteindre une vitesse de 160 km/h et voler sur une distance de deux kilomètres, par exemple.

Ryan Walker s’est lancé dans ce sport pour les sensations que les courses de drones lui procuraient — qu’il compare aux sports extrêmes, sans la douleur. « Pour les mêmes sensations, je ne me brise pas le corps ! Récemment, je suis allé au mont Rigaud et j’ai volé deux kilomètres au-dessus des arbres, comme un aigle. J’étais simplement dans mon monde. C’était tellement relaxant ! »

La démonstration a attiré bien des curieux. En plus de quelques membres officiels de l’équipe, plusieurs pilotes de la relève étaient aussi sur place pour montrer leur talent.

Salon scientifique
Par ailleurs, l’exposition scientifique Découvertes a permis aux visiteurs de découvrir plusieurs projets de recherche des étudiants associés à la chaire de génie mécanique aéronautique de l’Université de Sherbrooke.

Un de ces projets, Cigogne, consiste à concevoir et à fabriquer un compartiment réfrigéré intégré à un drone autonome pour le transport de vaccins.

Qu’il s’agisse d’un satellite qui sera lancé dans l’espace en 2021, de la conception d’un véhicule de course en circuit fermé ou d’une moto électrique, les idées fusaient de toute part.

Il était également possible de voir un robot qui joue au soccer, un avion électrique hybride et un hoverbike sportif — un bolide volant à très basse altitude.