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Les coiffeuses sont soulagées que la fermeture soit en date du 25 décembre et non plus tôt.
Les coiffeuses sont soulagées que la fermeture soit en date du 25 décembre et non plus tôt.

Soulagement chez les coiffeuses et les esthéticiennes

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
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La pression vient de baisser d’un cran dans les salons de coiffure et d’esthétisme qui pourront continuer à recevoir leur clientèle jusqu’au 25 décembre. Pour cette industrie, les jours précédant Noël constituent la période la plus achalandée de l’année.

« Le moment le plus occupé dans les salons de coiffure, c’est jusqu’à Noël, confirme Sylvie Boulet, coloriste, coiffeuse et responsable des communications chez I3 distribution, à Cowansville, qui emploie trois coiffeurs.

«Entre Noël et le jour de l’An, certains vont rouvrir pour les gens qu’ils n’ont pas été capables de voir et pour ceux qui pouvaient attendre. Beaucoup ferment la semaine après le Nouvel An pour prendre du repos, poursuit-elle. Pour moi, la fermeture à partir du 25 décembre est moins alarmante que le 17 décembre, comme on nous l’avait laissé croire. »

Mme Boulet, via le centre de distribution de produits capillaires, parle à plusieurs propriétaires de salons de coiffure et a pu tâter le pouls dans le milieu. Elle sent une atmosphère un peu plus détendue maintenant que la date de la fermeture temporaire des services non essentiels a été repoussée au 25 décembre, ce qui représente un moindre mal d’un point de vue financier.

Prévenir

Caroline Girard, propriétaire de Chromatik, à Bromont, était persuadée que le gouvernement fermerait les services et commerces non essentiels le 17 décembre. « On a devancé tous nos clients. On a devancé cinq jours de travail en deux journées et demi. Samedi on a terminé tard et lundi tout le monde est rentré travailler même si normalement on est fermé. C’est sûr que là on se retrouve avec une semaine et demie avec rien à faire. »

Les deux coiffeuses et l’esthéticienne qu’elle embauche et elle-même ont une clientèle complète et n’acceptent plus de nouveaux clients. Elles tenteront de devancer les rendez-vous prévus pour début janvier et qui ne pourront pas avoir lieu.

Son salon est normalement ouvert entre Noël et le jour de l’An, mais elle avait déjà pris la décision avec son équipe de fermer durant ces quelques journées.

« On est bien conscient que les gens n’écouteront pas les consignes et vont visiter leurs familles quand même, alors on avait décidé de fermer pour éviter de se mettre à risque », confie-t-elle.

Mme Girard souhaiterait que les commerces et services non essentiels ferment durant quatre semaines, plutôt qu’une ou deux, pour avoir un véritable effet positif sur la pandémie.

Elle avisera par ailleurs sa clientèle qu’à la réouverture, la température de tous sera prise à l’entrée et que le masque de procédure devra obligatoirement remplacer les couvre-visages de tissus. Une mesure supplémentaire que la propriétaire d’entreprise a décidé de prendre pour protéger son personnel et les autres clients au retour des Fêtes.

Deux semaines seulement?

La propriétaire de l’Actuel, institut de beauté, à Granby, Isabelle Gagné, est elle aussi soulagée que la date de fermeture ait été reportée au 25 décembre, sans toutefois s’en réjouir. Elle loue notamment ses locaux à un salon de coiffure. « On est contentes que ce soit le 25 et pas avant. L’affluence de Noël va être passée. En espérant que ce soit juste deux semaines ! »

Elle n’avait prévu que deux journées de travail entre les deux fêtes, période un peu plus tranquille pour elle. Elle devait toutefois recommencer à prendre ses clients à partir du 5 janvier et devra donc repousser leurs rendez-vous.