Éric Loiselle (sans lunettes) fera un marathon avec un amie en Dahü, un des équipements adaptés de la Fondation des sports adaptés, pour le Défi InclusActif.
Éric Loiselle (sans lunettes) fera un marathon avec un amie en Dahü, un des équipements adaptés de la Fondation des sports adaptés, pour le Défi InclusActif.

Sortir de sa zone de confort sportive

Se dépasser dans le sport de son choix pour permettre aux personnes handicapées de pratiquer le leur, c’est ce que propose la Fondation des sports adaptés (FSA), basée à Lac-Brome. Devant l’annulation des tournois de golf, principales activités de financement de l’organisme, l’équipe a dû penser en dehors de la boîte... et éviter de répéter ce que d’autres organismes font depuis le début de la pandémie au Québec.

La FSA dépend surtout des dons privés et très peu du gouvernement. Pour continuer sa mission, qui est de sortir de l’isolement des personnes handicapées ou des soldats blessés en leur permettant de pratiquer un sport adapté, elle lance donc le Défi InclusActif pour collecter des fonds qui permettront d’acheter des équipements pour le ski alpin adapté.

« Comme nos activités, c’est de l’inclusion par le sport, et comme la clientèle doit se dépasser, on s’est dit qu’on allait demander aux gens de faire un défi à leur choix qui leur permettra de se dépasser en bougeant, explique Audrey Laroquette, coordonnatrice des événements et des projets spéciaux à la FSA. Il y a des gens très très sportifs qui vont faire quelque chose de très demandant. Par exemple, Éric Loiselle va faire un marathon en poussant une amie dans un Dahü. Mais tu peux avoir quelqu’un, comme mes parents qui sont marcheurs, qui pourraient décider de marcher plus longtemps et faire le tour du lac Boivin à Granby. »

Éric Loiselle n’en sera pas à son premier marathon, mais il s’agirait de sa course la plus difficile. Il partira du mont Owl’s Head, où les activités de la FSA ont débuté, et se rendra jusqu’au village de Knowlton (Lac-Brome), où la Fondation a vu le jour, ce qui rendra le défi d’autant plus symbolique. La route sera parsemée de côtes et il poussera Ève Morissette, atteinte de paralysie cérébrale, qui sera installée dans un équipement adapté utilisé pour la course.

« Faire un marathon, à la base, c’est déjà un certain défi, mais de le faire avec quelqu’un dans le Dahü, ça ajoute à l’expérience et à la difficulté, confie M. Loiselle. La bière devrait être bonne en fin de journée ! » Il installera un plexiglas à l’arrière du Dahü pour éviter toute forme de contamination.

L’idée est de se dépasser et de sortir de sa zone de confort. Mme Larroquette elle-même ira dans une zone très inconfortable pour elle. Elle traversera, à la nage, le lac Bromont.

« Je vous avoue que je n’ai pas tant de plaisir quand je suis dans l’eau... je vais chercher à dépasser mes barrières mentales et physiques. »

Objectif : 25 000 $

Le défi devra être réalisé durant la fin de semaine du 14, 15 et 16 août. Il sera possible de s’inscrire dès lundi, mais la préparation physique et mentale peut commencer.

Les participants seront invités à créer leur profil sur la page de la FSA et à partager un lien pour recueillir des dons. Le montant minimal à amasser est de 25 $.

« Ils peuvent le mettre eux-mêmes. On a mis un don minimal de 25 $ pour ne pas faire peur aux gens et on leur permet de faire leur propre défi. »

L’objectif est d’amasser 25 000 $, ce qui permettra d’acheter trois équipements de ski adapté.

« On a plus de participants à nos activités et plus de sites, en plus de l’unité mobile. C’est vraiment un sport en croissance. Pour offrir plus de moments inoubliables, c’est essentiel. »