La Ville de Granby a dévoilé le bilan du sondage en ligne destiné à alimenter le futur Plan environnement – Granby plus verte que jamais !

Sondage sur l'environnement à Granby: plus de 3000 répondants

La Ville de Granby veut contribuer à la lutte aux changements climatiques en impliquant ses citoyens. La mise à jour de son Plan environnement – Granby plus verte que jamais ! – montre l’intérêt des élus à agir en tenant compte des préoccupations des Granbyens.

Ce mardi, la municipalité dévoilait le bilan de sa consultation numérique des deux derniers mois, du 12 avril au 12 juin 2019. La population granbyenne était invitée à se prononcer sur les différents enjeux environnementaux de leur ville et à proposer des actions innovantes. Ce sondage en ligne a permis de recueillir beaucoup plus de données que prévu.

« J’ai juste un mot à dire : wow ! », s’exclame Serge Drolet, coordonnateur de la Division environnement à la Ville. Il trouve l’accumulation de 85 000 données assez impressionnante. Celles-ci seront utilisées afin d’élaborer un plan environnemental « solide ».

Marc Antoine Morin, chef de la Division des communications, le maire Pascal Bonin, et Serge Drolet, coordonnateur de la Division environnement.

Engouement

M. Drolet n’est pas le seul à se montrer impressionné. « L’objectif de 500 personnes aurait été plus que satisfaisant pour le Conseil de Ville. Les 3157 répondants se trouvent à être une belle surprise », mentionne Pascal Bonin, maire de Granby.

Le nombre plus élevé que prévu de répondants montre que la population granbyenne se préoccupe de la cause environnementale. « Il s’agit d’une belle réussite et ça montre que les gens tiennent à leur ville », souligne Marc Antoine Morin, chef de la Division des communications. En tout, 2000 nouvelles idées se sont dégagées de la page Facebook.

Le nombre obtenu parle de lui même. Le sujet de l’environnement en est un que les Granbyens veulent traiter. Le plus dur est passé, selon M. Bonin, car le plus ardu est d’aller chercher les informations de la part de la population.

Dans la région, beaucoup de personnes ont des connaissances en environnement. Ils ont donc été en mesure de donner leur point de vue en la matière grâce au sondage. « L’environnement fait partie prenante de notre qualité de vie, de l’ADN de la ville avec les espaces verts », indique le maire de la municipalité.

Plan 2020-2023

Cette large consultation permettra d’alimenter la réflexion des élus. « Elle a permis d’aller chercher dans le savoir des gens de la ville. Le sujet a interpelé les citoyens et ce sont eux qui se sont attribué le projet », explique M. Bonin.

Un travail de compilation et d’analyse de données sera ainsi fait afin d’élaborer le Plan environnement 2020-2023. La version finale du document sera présentée au conseil municipal à la fin de l’automne 2019.

Le sondage avait un double objectif. Puisqu’une réflexion de ce type avait été initiée en 2011, le conseil municipal voulait prendre en considération l’évolution de certaines questions. Cette étude devait aussi intégrer toutes les données nécessaires à la planification du plan d’action qui sera rédigé dans la prochaine année.

« Prendre son temps »

Pour M. Bonin, avec un sujet d’une telle envergure, il faut prendre son temps et être organisé. « Avec autant de données, il va y avoir un plan de match extrêmement solide », souligne-t-il. Le conseil municipal doit prendre le temps de la réflexion avant de passer à l’action.

Selon le maire, Granby se différencie des autres municipalités par son approche citoyenne. Il croit que c’est la clé du succès pour bien fonctionner. Il ajoute qu’un changement demande du temps et de l’information. « Lorsque le processus est trop rapide, des détails peuvent se faire oublier. On a donc pris le temps d’informer les gens afin qu’il n’y ait pas d’erreur », explique-t-il.

Retour important

La municipalité ne voulait pas passer trop de temps sans donner de nouvelles aux gens qui ont répondu à l’étude et qui se sont impliqués. Lorsque des démarches citoyennes sont prises, il est important de faire le retour afin d’éviter cette impression de remplir un sondage pour rien. « Mettre une mesure et qu’elle n’atteint pas son objectif ne sert pas à grand-chose », résume M. Bonin.