Lors de la dernière année, 81 % des Montérégiens n’ont pas croisé de barrage routier destiné à contrôler l’alcool au volant.

Sondage sur la consommation d'alcool: la Montérégie fait bonne figure

Pour une troisième année, Éduc’alcool a mandaté la firme de sondage CROP afin de mesurer les attitudes et les opinions des Québécois en ce qui a trait à la consommation d’alcool à travers les régions du Québec. En ce qui concerne les Montérégiens, ils font bonne figure dans ce sondage.

Les habitudes de consommation des habitants de la région sont meilleures que la moyenne des Québécois. Celles-ci sont plus modérées et respectent davantage les limites de consommation recommandées.

« Comme consommateur, c’est une très bonne chose », se réjouit Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool.

Les résidents du territoire sont également moins nombreux à avoir consommé de manière excessive — ingurgiter cinq verres ou plus au cours d’une même soirée — dans la dernière année, soit 51 % contre 55 % en moyenne au Québec.

D’ailleurs, en matière de conduite avec les facultés affaiblies, les habitants du territoire peuvent se vanter de faire un peu mieux que le reste de la province. Parmi les gens sondés, 7 % d’entre eux admettent avoir conduit avec des facultés affaiblies. La moyenne des Québécois situe cette statistique à 8 %.

« Il reste que, quand on se compare, on se console », mentionne le directeur général. Il ajoute que ce nombre demeure tout de même assez élevé.

Plus de barrages routiers

Selon lui, il serait idéal que le corps policier érige plus de barrages routiers afin de contrôler l’alcool au volant. Il souhaite voir un tel dénouement puisque 81 % des Montérégiens n’en ont croisé aucun au cours de la dernière année.

« Il faut jouer sur la crainte d’être intercepté », insiste M. Sacy. Cet aspect constitue selon lui le plus grand déterminant pour améliorer la situation.

Cannabis

Il s’agit de la première fois que l’organisation recueille des données en ce qui concerne la consommation de cannabis en raison de sa légalité. Pour la Montérégie, 19 % des gens avouent en consommer. De ce nombre, 5,6 % mélangent alcool et marijuana simultanément. Quelque chose qui n’est pas recommandé de faire selon M. Sacy.

« Honnêtement, c’est beaucoup ça, parce que les effets du cannabis et de l’alcool consommé en même temps se multiplient », explique ce dernier. Éduc’alcool insiste sur ce point, car il peut maintenant en parler librement.

Un changement de méthodologie effectué dans cette nouvelle mouture du sondage ne permet pas de comparer ces résultats avec ceux des années précédentes. Alors que les deux dernières ont seulement été faites par téléphone, celle-ci comporte des données provenant d’internet.

« La barrière du jugement perceptuel étant levée sur le Web, il est possible d’observer une hausse des pourcentages des réponses en lien avec les niveaux de consommation dans toutes les régions du Québec », indique le site internet d’Éduc’alcool.

Les résultats du sondage reposent sur 6732 entrevues effectuées du 19 février au 14 mars 2019 à travers tout le Québec. Le formulaire comprenait une trentaine de questions et un minimum de 350 personnes de chacune des régions sondées a répondu. Il s’agit de la plus vaste enquête jamais faite sur la relation de chacune des régions du Québec avec l’alcool.