Les Galeries de Granby étaient pleines à craquer jeudi.
Les Galeries de Granby étaient pleines à craquer jeudi.

Soldes de l’Après-Noël: les consommateurs encore au rendez-vous

Stationnements remplis à craquer, circulation intense, marcheurs dans tous les sens et des dizaines de personnes en file: il y avait foule aux Galeries de Granby jeudi à l’occasion du désormais traditionnel Boxing Day.

Quelques heures avant même l’ouverture des commerces, des centaines de personnes attendaient en file devant les grandes surfaces de Granby. Dès 10 heures, des courageux patientaient dans l’espoir d’économiser sur des produits en solde.

La patience est de mise

Parmi les commerces pris d’assaut lors du Boxing Day, le géant de l’électronique Best Buy demeure d’année en année le plus prisé des consommateurs.

Peu après midi, une file d’une cinquantaine de mètres s’était formée devant et sur le côté de la succursale granbyenne.

Des employés du commerce étaient également à l’extérieur pour aider les clients à mieux s’orienter dans le magasin avant même l’ouverture des portes.

De tous les clients rencontrés par La Voix de l’Est avant l’ouverture des magasins, à 13h, l’honneur d’être arrivés les premiers revient à Jorge Villanueva et à sa mère, qui attendaient depuis quatre heures.

«Nous avons installé deux chaises de parterre devant les portes un peu après 9h, mais puisque nous étions les seuls, on a pu attendre plusieurs heures dans la voiture», a précisé Jorge Villanueva, venu dans l’espoir d’économiser gros sur un nouvel ordinateur, sans savoir exactement à combien s’élèverait la facture.

À quelques pas de là, Jessy et Meghan Lord ont également passé plusieurs heures devant les portes closes du commerce d’électroniques. Le duo père-fille est venu acheter un nouveau téléviseur et une tablette électronique. Ils espéraient économiser près de 600$.

Malgré la possibilité de faire ses emplettes sur le web dans le confort de son foyer, certains tenaient tout de même à venir sur place. Le duo ne faisait pas exception.

«On aurait probablement pu payer le même prix sur Internet, mais c’est long avant avant d’avoir nos commandes. Le principal avantage aujourd’hui, c’est qu’on va ressortir avec nos achats», a souligné Jessy Lord.

Pas pour tout le monde

Il n’y a pas que les appareils électroniques qui avaient la cote auprès des consommateurs, jeudi.

Des dizaines de personnes attendaient également devant le Canadian Tire avant son ouverture, également à 13h.

Casseroles, appareils de musculation ou outils de construction, les clients espéraient là aussi y faire de bonnes affaires.

Néanmoins, la longue attente, puis le magasinage dans les allées bondées des commerces, ce n’est pas pour tout le monde. «C’est ma première fois et je pense que ce sera ma dernière aussi!», a lancé Fred Lambert, présent au Best Buy dans l’optique de se procurer des accessoires informatiques.

Petites surfaces

La journée de magasinage d’après Noël attire également les consommateurs vers les commerces de plus petite surface.

Dans le Quartier Bromont, les commerçants ont également connu une bonne journée jeudi.

«Nous avons fait rentrer tous nos employés et il y a un des propriétaires qui est venu nous aider, a expliqué Karl Livernoche, gérant du magasin Burton. Il n’y avait pas de file ce matin à l’ouverture, mais c’est quand même une journée achalandée.»

Les détaillants comme Burton ne sont pas libres de proposer les soldes de leur choix. Ils doivent suivre les prix en vigueur sur le site internet de Burton, qui proposait plusieurs rabais aujourd’hui.

À quelques mètres du Burton, le magasin Lolë connaissait lui aussi une journée fructueuse.

«Il n’y a pas beaucoup de neige cette année et ça se sent. C’est une très grosse journée aujourd’hui», s’est réjoui l’assistante-gérante Linda Makarios.

Une nuisance pour les artisans

Si les commerces et les centres d’achats étaient remplis à craquer, les artisans semblent pour leur part peiner à faire de bonnes affaires au Boxing Day.

C’est du moins ce qu’estime Jonathan Collin, ébéniste et propriétaire de Le gars dans l’bois, sur la rue Shefford.

«Je pense que d’avoir autant de personnes dans les centres commerciaux, ça nuit aux artisans. Pourtant on s’efforce de faire de bons prix. J’ai beaucoup de meubles que je vends au coût de fabrication pour passer mon inventaire. J’imagine qu’avec le temps le mot va se passer et il y aura plus de gens qui se tourneront vers les artisans le 26 décembre.»