Sol Zanetti était de passage à Granby pour distribuer le Livre qui fait dire oui, un ouvrage collectif faisant la promotion de l’indépendance du Québec.

Sol Zanetti distribue les arguments de l’indépendance à Granby

Le député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti, était de passage à Granby samedi afin de distribuer le Livre qui fait dire oui. Il s’agit d’un ouvrage collectif qu’il a dirigé et qui présente tous les avantages de l’indépendance pour le Québec.

Les bénéfices potentiels dans plusieurs domaines sont abordés, comme l’environnement, l’économie, l’éducation, la lutte des femmes, la langue française, les autochtones, les néoquébécois et les Anglo-Québécois, énumère-t-il en entrevue. « On essaie de ratisser super large avec un livre vraiment petit et, depuis que j’ai sorti la première édition en 2015, ça pogne parce que ça manquait, constate-t-il. Les gens voulaient un petit livre qui explique les arguments de base pour convaincre les gens. Il y en a un maintenant. Donner ce livre-là à quelqu’un peut changer toute sa vision de la politique québécoise. »

Depuis 2015, M. Zanetti a par ailleurs reçu plusieurs témoignages de fédéralistes convaincus ou de personnes indécises qui ont été convaincues des bienfaits de l’indépendance après la lecture de cet essai.

M. Zanetti n’a cependant pas eu à convaincre les membres de l’association de Québec solidaire de Granby — réunis samedi pour refonder leurs bases — de la pertinence de ce livre qui tient dans une poche. Il leur a toutefois confié une mission : distribuer 10 livres dans leur entourage d’ici le 24 juin.


«  Les citoyens n’ont pas le pouvoir d’empêcher [les gros problèmes environnementaux] parce que notre système politique a été vraiment conçu par et pour des compagnies d’extraction.  »
Sol Zanetti, député solidaire et fervent indépendantiste

Il avait avec lui suffisamment d’exemplaires de cet essai pour leur en donner une dizaine à chacun. « C’est pour qu’ils aient un impact dans leurs cercles sociaux. »

Encore possible ?

Sol Zanetti assure que l’indépendance n’est plus l’affaire d’une génération. « Il y a de la relève et le défi, à l’heure actuelle, est de rembarquer la jeunesse là-dedans. Il y a un sondage qui est sorti récemment et qui démontre qu’il y a plus de jeunes qui se disent souverainistes que de jeunes qui se disent fédéralistes, mais qu’à peu près 70 % d’entre eux sont indécis, ce qui veut dire qu’il y a un potentiel énorme pour aller rebâtir le mouvement indépendantiste parce qu’on n’a pas à faire à des jeunes qui sont vraiment contre. »

La pertinence de l’indépendance du Québec est toujours d’actualité, croit-il, surtout dans un contexte de lutte contre les changements climatiques. L’environnement, un enjeu qui n’était pas en première ligne en 1995, s’est invité dans le débat. « Pour lutter pour les changements climatiques, il faut avoir les outils d’un pays et aussi démocratiser le système dans lequel on est, clame M. Zanetti. En ce moment, il y a de gros problèmes environnementaux, mais les citoyens n’ont pas le pouvoir de les empêcher parce que notre système politique a été vraiment conçu par et pour des compagnies d’extraction. »

D’ici 2020, ses collègues et lui tenteront de stimuler la mobilisation autour du climat et de l’indépendance auprès des jeunes de 5e secondaire qui s’étaient exprimés aux dernières élections — à l’occasion d’une simulation — et qui avaient voté majoritairement pour Québec solidaire.

La deuxième édition du Livre qui fait dire oui a été imprimée au Québec en 20 000 exemplaires. Comme pour la première édition, il est surtout distribué gratuitement.