Cecilia Capocchi, nouvelle directrice de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, et Pierre Breton, député de Shefford

Société d'histoire de la Haute-Yamaska: du sous-sol au numérique

À la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, les négatifs classés dans une boîte en carton seront chose du passé. À compter de mars 2020, des milliers de photos seront disponibles sur le site Internet de l’organisme. Avec en plus une nouvelle directrice générale à sa tête, la Société d’histoire fait peau neuve.

Cecilia Capocchi est heureuse de pouvoir donner un nouveau souffle aux différents fonds d’archives photographiques de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska (SHHY). « Le but des archives est surtout de les diffuser et de les utiliser », insiste la directrice générale.

La Voix de l’Est au premier plan

L’organisation a déjà numérisé 18 000 photos, dont l’historien Mario Gendron sélectionnera les plus pertinentes et mettra à jour les descriptions. Ces images, qui datent de 1890 à 1980 et couvrent le territoire d’une trentaine de municipalités, évoquent une panoplie de sujets à travers 23 fonds d’archives.

Ceux de plusieurs photographes de presse ayant travaillé à La Voix de l’Est constituent une part importante de ces archives. On y retrouve les clichés pris par Jean-Paul Matton, qui a œuvré au journal de 1958 à 1975, ceux de Marcel Côté, qui a collaboré dans ces mêmes années, et surtout ceux de Jeannot Petit (1970-1990) qui totalisent 350 000 (!) négatifs.

Ce projet de plateforme numérique pourra être réalisé grâce à une subvention d’un peu plus de 18 000 $ du gouvernement du Canada, via Bibliothèque et Archives Canada.

« Cette plateforme va permettre [aux citoyens] d’avoir un accès facile [...] à une bonne partie des archives photographiques de la Société d’histoire », indique Pierre Breton, député fédéral de Shefford, présent pour l’occasion.

Celui-ci a souligné le travail important effectué ces huit dernières années par l’ex-directrice générale de la SHHY, Johanne Rochon, dont Mme Capocchi était auparavant l’adjointe.

Mme Capocchi avoue que la SHHY doit se mettre à l’heure du 2.0. « Il y a tellement de choses aujourd’hui sur Internet que les gens s’attendent à y trouver tout ou presque, indique la nouvelle DG. Nous, en tant que service d’archives, on n’a pas le choix de se mettre au goût du jour. »

Notons que la SHHY est déjà active sur les réseaux sociaux, puisqu’elle publie chaque mercredi matin une photo d’archives sur son compte Facebook ; autant de rappels du riche passé de la région.

Le futur logiciel de gestion de données nécessaire à ce bond en avant sera acquis auprès de l’entreprise Infoka, située à Brossard. C’est d’ailleurs la même firme, avec son développeur André Khalé, qui a mis au point plus tôt cette année la plateforme de recherche de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux, à Saint-Paul-d’Abbotsford.

300 fonds d’archives

La Voix de l’Est a profité de cette annonce pour descendre dans les entrailles de la Société d’histoire — le magasin d’archives principal, situé au sous-sol du 135, rue Principale. « Les fonds d’archives sont de véritables mines d’or », compare Mme Capocchi.

Dans ce lieu relativement exigu, où l’hygrométrie est tenue à 45 % et la température à 18 degrés Celsius, repose l’histoire de toute une région sur des étagères mobiles.

On y retrouve notamment les fonds des anciens maires Horace Boivin et Paul-Olivier Trépanier, du Zoo de Granby et de la Société des éleveurs de bovins canadiens.

Dans les prochains mois, beaucoup de travail de numérisation attend les deux employés de la SHHY. « Les bénévoles sont les bienvenus ! », lance Mme Capocchi.