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Six solutions pour verdir nos villes
Six solutions
Six solutions pour verdir nos villes
Déjà que le printemps donne envie de verdure, voilà que la dernière année en pandémie a montré plus que jamais l’importance des espaces où respirer. Jardins communautaires ou collectifs, parcs, solutions pour contrer les îlots de chaleur : les Coops de l’information vous présentent aujourd’hui des initiatives inspirantes pour rêver nos villes en vert!
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Des rues plus vertes à Québec

Six Solutions

Des rues plus vertes à Québec

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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L’arbre est d’une importance «capitale»… dans la capitale. En 2015, la Ville se dotait d’une vision de l’arbre avec comme principal objectif de planter plus de végétaux pour faire passer son indice de canopée de 32 % à 35 % à l’échelle de son territoire d’ici 2025.

Parmi les programmes mis de l’avant, il y a celui des Rues conviviales. C’est une nouvelle façon de concevoir les artères, surtout dans les quartiers centraux où les îlots de chaleurs ont proliféré au fil des ans.

En 2016, la rue Anna dans le quartier Saint-Sauveur devenait la première rue du genre. 

La Ville profitait de travaux d’infrastructures pour imaginer un design plus vert. Quelques cases de stationnement sacrifiées ont cédé leur place à 19 arbres, 36 arbustes et plus de 500 vivaces, là où il n’y en avait pas. 

Depuis, le projet de verdissement a pris racine ailleurs en ville. Désormais, chaque annonce d’un chantier routier municipal implique la direction de la foresterie. Si l’abattage de matière ligneuse est inévitable, il en va de même avec la plantation. 

Chaque fois, le nombre de nouveaux arbres dépasse l’ancien. En novembre, la Ville annonçait vouloir planter annuellement 14 000 arbres, soit le double de l’an passé. Au final, 100 000 nouveaux arbres auront pris racine, une superficie équivalant à 1360 terrains de football américain. La priorité sera donnée aux aires d’influence de 800 mètres autour du tramway et aux quartiers centraux à plus faible indice de canopée. 

L’administration municipale explique cette décision par la grande sensibilité à la présence de l’arbre en milieu urbain, la maladie de l’agrile du frêne et le passage du tramway, qui obligera la coupe de nombreux arbres. 

À titre d’exemple, l’agrile est responsable de l’abattage de 1300 des 4000 arbres en 2020.

L’agriculture s’invite en zone industrielle

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L’agriculture s’invite en zone industrielle

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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L’agriculture urbaine tend à occuper une place de plus en plus importante à Granby. Et le parc industriel n’est pas en reste. L’aménagement de serres et la culture du sol y sont désormais permis.

La réglementation a été modifiée en ce sens au début de l’année, de façon à répondre à certaines demandes exprimées par des entrepreneurs qui souhaiteraient permettre à leurs employés de mettre les mains dans la terre, par exemple durant leurs pauses. 

Aucune demande de permis n’a encore été déposée officiellement, mais l’intérêt est bien présent pour l’aménagement de serres, affirme l’urbaniste à la Ville de Granby, Yani Authier. 

Outre le secteur industriel, la modification réglementaire réalisée vise également les zones commerciales et institutionnelles. Un supermarché pourrait ainsi faire pousser des légumes sur son toit. 

Certaines restrictions s’appliquent, mais les entrepreneurs ou commerçants jouissent malgré tout d’une certaine latitude, estime l’administration municipale. 

Cette nouvelle ouverture pour ce type de projet permet au passage d’harmoniser la réglementation, souligne le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire, Benoit Carbonneau. Car la Ville de Granby a aussi revu les normes en matière de revêtement pour les toits plats de tous les bâtiments, à l’exception des immeubles résidentiels de trois logements et moins. Ils doivent désormais être blancs et/ou végétalisés, de façon à réduire les îlots de chaleur. Toits verts et production de légumes peuvent ainsi aller de pair, note M. Carbonneau. 

Stationnements plus verts

Autre nouveauté : les espaces de stationnement sont aussi appelés à se faire plus «verts». De nouvelles normes ont été mises en place au cours des derniers mois. Des îlots de verdure sont désormais exigés pour tous projets d’aménagement ou de reconstruction d’aire de stationnement de 30 cases ou plus. Ces îlots doivent permettre la plantation d’arbres à moyen ou à fort déploiement.

L’objectif : réduire les îlots de chaleur et améliorer la rétention d’eau, souligne l’urbaniste Yani Authier. Forte de son Plan Environnement adopté l’an dernier, la Ville a entrepris d’accélérer la réalisation des mesures inscrites dans le plan d’action. Récemment, les élus ont adopté, non sans dissidence, une Politique de conservation des milieux naturels. 

Forcer la main de l'industrie de la construction

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Forcer la main de l'industrie de la construction

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La Ville de Gatineau entend multiplier les efforts de verdissement sur son territoire dans les prochaines années et elle a pris les moyens réglementaires pour forcer l’industrie de la construction à emboîter le pas.

Depuis juin 2020, toutes les nouvelles constructions d’une superficie de plus de 2000 m2 qui voient le jour à Gatineau doivent prévoir un minimum de 20 % de toit végétalisé. Cela peut prendre la forme d’aménagements esthétiques verts, mais aussi de potagers urbains. L’objectif est de réduire les îlots de chaleur.

La municipalité manœuvrait depuis plus de cinq ans pour enchâsser cette obligation dans la réglementation urbanistique. Les embûches pour y arriver ont cependant été nombreuses dans la dernière année.

L’industrie de la construction menée localement par l’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) s’est braquée contre ces nouvelles exigences municipales dès l’adoption du règlement par le conseil municipal. Jugeant qu’ils n’avaient pas suffisamment été consultés, des entrepreneurs ont tout fait pour retarder l’entrée en vigueur du nouveau règlement, mais le conseil municipal, malgré quelques tiraillements internes, a maintenu le cap.

« Il doit y avoir un point de rupture, un moment où on décide de tourner la page sur les anciennes façons de faire », avait lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin aux entrepreneurs qui demandaient tantôt un report de l’entrée en vigueur du règlement, tantôt une période de transition.

L’ACQ s’est même tournée vers les tribunaux pour tenter d’invalider le règlement municipal. En mars 2020, l’Association contestait la validité de la démarche réglementaire devant la Commission municipale du Québec (CMQ). La manœuvre juridique a forcé la Ville de Gatineau à défendre la rigueur de sa démarche et la pertinence de son règlement devant le tribunal administratif. Elle a aussi eu comme effet de retarder de plusieurs mois l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. En juin, la CMQ a finalement donné raison à la Ville de Gatineau sur toute la ligne. L’industrie de la construction est aujourd’hui obligée de se conformer aux nouvelles exigences.

Gatineau compte un peu plus de 90 000 bâtiments sur son territoire. Si le règlement sur les toits verts avait toujours été en vigueur dans la quatrième ville en importance au Québec, elle compterait aujourd’hui près de 370 toits végétalisés.

Sherbrooke se met au jardinage

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Sherbrooke se met au jardinage

Coralie Beaumont
Coralie Beaumont
La Tribune
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Aux abords du Lac des Nations de Sherbrooke se trouve un jardin collectif, savamment entretenu par des sherbrookoises et sherbrookois depuis déjà dix ans. Sans surprise, la pandémie a eu pour effet de verdir le pouce de nouveaux citoyens. « Cette année, une semaine après la mise en ligne du formulaire d’adhésion, on avait déjà 20 personnes… alors que le jardin accueille, bon an mal an, entre 30 et 40 personnes ! » se réjouit France Bergeron, une citoyenne impliquée dans le projet depuis 2017.

Un jardin collectif, ce n’est pas un jardin communautaire. « La différence c’est le groupe. Dans un jardin communautaire, le terrain est divisé en planches de culture et chaque individu a une planche où il sème ce qu’il veut. Au jardin collectif, c’est la collectivité qui décide ce qui sera planté et toute la gestion est faite en groupe », explique Mme Bergeron. De plus, le fruit des récoltes du jardin est partagé entre tous les membres de manière équitable. 

Chaque dimanche avant la pandémie, les membres avaient également l’occasion de se retrouver pour faire un festin de leurs légumes et des fêtes étaient même parfois organisées. « Ça crée des liens entre les individus, même lorsqu’ils quittent le jardin », pense Mme Bergeron. Des groupes communautaires, comme la Fédération des Communautés Culturelles de l’Estrie et le Tremplin 16-30 pour les jeunes en réinsertion sociale, ont aussi eu l’occasion d’impliquer leurs membres dans le jardin collectif. 

Mme Bergeron explique que les membres apprécient évidemment les légumes et le partage mais, aussi, le fait « d’être dans un milieu naturel qui aide à ressourcer les âmes ». « Chaque année, quand j’entends ces témoignages, je trouve que le jardinage, c’est bien plus que des légumes ! » confie-t-elle encore.

Cet engouement jardinier n’a pas échappé à la Ville de Sherbrooke qui a consenti à un investissement annuel de 38 000$ jusqu’en 2023 pour soutenir la création de nouveaux jardins communautaires. Selon la Ville, « la présence des jardins communautaires contribue à résoudre plusieurs enjeux sociaux et environnementaux comme la diminution des îlots de chaleur, le maintien de la biodiversité, l’absorption des eaux pluviales et l’inclusion des gens issus de la diversité ou vivant avec un handicap. De plus, il s’agit d’un excellent outil pour promouvoir l’agriculture urbaine, la protection des milieux naturels et l’importance de l’adoption de saines habitudes de vie auprès de la population ».


Un gym à ciel ouvert en plein coeur de Chicoutimi

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Un gym à ciel ouvert en plein coeur de Chicoutimi

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
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La proximité et la panoplie d’activités offertes. C’est sans doute ce qui distingue le parc de la Rivière-du-Moulin de Chicoutimi, qui trône en plein cœur de la ville depuis des décennies.

Cet espace vert, connu et fréquenté par de nombreux Saguenéens et Jeannois, est né en 1941, lorsque l’évêque du Diocèse de Chicoutimi de l’époque, Georges-Arthur Melançon, a ordonné la construction d’une habitation afin de fournir un lieu de repos et de recueillement aux sœurs Augustines qui assuraient alors les soins aux patients de l’hôpital de Chicoutimi.

C’est dans les années 70 que le parc a été cédé à Saguenay. Les religieuses n’avaient qu’une condition, soit que le parc ait une vocation de service public.

Mission accomplie, puisque le parc a depuis été adopté par des milliers d’adeptes de plein air.

Rares sont les espaces verts situés en plein cœur d’une ville populeuse qui proposent autant d’activités.

Autant les coureurs que les marcheurs, les skieurs que les cyclistes, les adeptes de raquettes que les propriétaires de pitous, les petits que les plus grands, les amoureux de l’observation des oiseaux que les amateurs de canot, de kayak ou de planche à pagaie, les patineurs et les hockeyeurs, cohabitent dans cet environnement traversé par la rivière du Moulin et décoré de trois magnifiques cascades.

Depuis quelques années, les personnes à mobilité réduite ont également accès à de l’équipement spécialisé offert en location pour qu’elles puissent découvrir les sentiers de façon sécuritaire.

Même les chiens sont les bienvenus, ce qui n’est pas toujours le cas dans les parcs où se croisent plusieurs sportifs. Et il est même possible d’y taquiner le poisson ou de faire trempette dans la rivière lors des journées caniculaires.

Les plus récents aménagements ont permis d’agrandir le parc jusqu’au boulevard du Saguenay, dans le secteur de Rivière-du-Moulin. Pour les marcheurs et les coureurs, 35 kilomètres de sentiers sont donc accessibles printemps, été et automne. En hiver, étant donné que plusieurs sentiers se transforment en pistes de ski de fond, les marcheurs ont tout de même accès à 7,2 kilomètres, dont la magnifique rivière glacée, que se partagent les marcheurs, coureurs et skieurs.

Et après un bon entraînement, le pavillon principal offre en temps normal accès à la douche, toutefois inaccessible en temps de COVID-19.

Les amateurs d’activités nautiques sont également servis.
Un jardin collectif intergénérationnel

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Un jardin collectif intergénérationnel

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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Cet été, les 12 à 17 ans de la Maison de jeunes Chakado du secteur Sainte-Marthe de Trois-Rivières et leurs voisins du quartier apprendront à faire connaissance grâce à un jardin intergénérationnel collectif. Il ne s’agit pas d’un jardin communautaire où chaque personne dispose de sa propre parcelle de terrain. Le jardin collectif appartient plutôt à tous les participants, de même que les végétaux qui y sont cultivés.

Cette aventure, pilotée par l’organisme La Brouette, se réalisera au parc municipal Roger-Guilbault qui appartient à la Ville de Trois-Rivières où est située la Maison de jeunes Chakado.

Une première approche avait déjà été réalisée auprès des jeunes. La Ville avait fourni plusieurs bacs en béton afin de leur permettre de s’initier aux plaisirs du potager. L’expérience avait beaucoup plu aux ados, raconte François Bernier qui, avec Joëlle Carle, a cofondé l’organisme La Brouette il y a près de quatre ans dont la mission est de faire la promotion et le développement de l’agriculture urbaine grâce à l’accompagnement et à la mise en place de solutions.

Créer un jardin communautaire était malheureusement interdit à cause de la COVID, l’an dernier. La Brouette avait donc réquisitionné le terrain pour en faire un jardin solidaire et en distribuer les fruits à des organismes d’aide alimentaire. Il a été possible, ainsi, d’améliorer le sol pour en faire profiter les futurs jardiniers. Les jeunes qui fréquentent Chakado, cette année, auront de quoi s’amuser avec un beau carré de 20 sur 30 mètres, soutenu par La Brouette qui leur apportera les connaissances horticoles nécessaires au succès de l’opération.

«Au fil de l’été, on va développer certaines activités pour parler de pollinisation, d’entretien, de paillis, d’arrosage, d’insectes, etc.» explique M. Bernier.

Les jeunes auront de quoi passer facilement deux demi-journées par semaine au jardin. Ce projet s’adresse autant à ceux et celles qui ont de l’expérience qu’aux personnes en quête d’apprentissage, signale M. Bernier. «Si l’on a des personnes qui possèdent plusieurs années d’expérience en jardinage, elles vont pouvoir transmettre leurs connaissances au groupe. Sur le plan de la cohésion sociale, ça fait un beau projet», fait-il valoir.