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Six solutions pour briser l'isolement
Six solutions
Six solutions pour briser l'isolement
Le confinement nous force à développer des façons de rester en contact avec nos proches, nos amis, nos voisins. Plusieurs font preuve d’imagination. Nous avons voulu partager six initiatives dans six communautés. Voilà l’objectif de ce nouveau rendez-vous «6 solutions» que les six médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) inaugurent aujourd’hui.
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Six solutions pour briser l'isolement

Six solutions

Six solutions pour briser l'isolement

Le confinement nous force à développer des façons de rester en contact avec nos proches, nos amis, nos voisins. Plusieurs font preuve d’imagination. Nous avons voulu partager six initiatives dans six communautés. Voilà l’objectif de ce nouveau rendez-vous «6 solutions» que les six médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) inaugurent aujourd’hui. 

Inspiré du «journalisme de solution», cette série reviendra régulièrement sur nos plateformes. Parce que nous croyons en un journalisme qui témoigne, qui inspire, qui propose des réponses concrètes aux défis que nous vivons. Quelle plus belle façon de commencer par ce qui nous touche particulièrement en ces temps incertains : 6 solutions pour briser l’isolement dans un monde isolé. 

Aussi, comment vivez-vous le confinement? Vous avez des solutions à partager? Envoyez-nous un court texte accompagné d’une photo en cliquant ici.

Vos six coopératives indépendantes, Le Soleil, Le Droit, Le Quotidien, La Voix de l’Est, La Tribune et Le Nouvelliste 

Le récit à relais de Mme Marie-Ève

Six solutions

Le récit à relais de Mme Marie-Ève

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil - 6 Solutions
Écrire, c’est le fun. Mais écrire en groupe, c’est encore plus plaisant. C’est ce que Marie-Ève Bergeron-Gaudin, orthophoniste et mère de deux écoliers s’est dit au début du confinement.

Elle a imaginé un projet de récit à relais pour son Renaud, son Jules et les camarades de leur école, la Grande-Hermine dans Limoilou, au centre-ville de Québec. «Je cherchais une idée motivante pour les faire lire et écrire, explique Marie-Ève. Je voulais aller chercher leur créativité et faire quelque chose qui montre qu’ensemble, on a beaucoup plus d’idées que tout seul.»

Le lundi, Marie-Ève invente la situation initiale. Un requin s’ennuie dans une piscine. Elle envoie sa phrase par courriel aux parents. 

C’est maintenant le tour des enfants d’imaginer les péripéties, en suivant les principes de structure d’un récit qu’ils ont pour la plupart déjà appris. Les plus vieux y vont de plusieurs rebondissements. Les plus petits écrivent selon leurs capacités. Même des enfants de maternelle ont voulu dicter leur version de l’histoire à leurs parents, qui la consigne par écrit. «Ils ont clairement plus d’idées que les adultes!» observe Marie-Ève en riant. À l’heure actuelle, la pandémie ne teinte pas les récits et Marie-Ève ne voit pas de virus se glisser dans l’histoire.

Tous les bouts de récits des jeunes auteurs sont photographiés et envoyés par courriel à Marie-Ève qui se charge du collage et de trouver une fin qui représente celle choisie par une majorité d’écoliers.

Lorsque Marie-Ève envoie le récit, à la fin de la semaine, chacun peut le lire et reconnaître certaines de ses idées. La semaine dernière, douze jeunes ont contribué au récit à relais. 

En bonus, Marie-Ève a pu compter sur le talent de son amie illustratrice, Geneviève Lafleur-Laplante, dont les enfants participent aussi au récit.  

Infecté, mais près des siens

COVID-19

Infecté, mais près des siens

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien - 6 Solutions
Jeux de société, bisous virtuels et discussions quotidiennes; les réseaux sociaux ont permis à la famille Pouliot, de La Baie, de garder contact pendant le confinement. Oui, la prudence était de mise pour toute la population, mais dans ce cas précis, un membre de la famille était atteint de la COVID-19.

Carl Pouliot est allé à Las Vegas, avec des amis, pour un voyage sportif, avant que les mesures ne prennent l’ampleur que l’on connaît aujourd’hui. N’ayez crainte, depuis son retour, il est seul à la maison et n’a vu aucun membre de sa famille, sauf à travers un écran. Sa conjointe a quitté la résidence avant son arrivée et habite chez ses enfants en attendant qu’il soit guéri. Au départ, la mesure était préventive, pour suivre les recommandations d’isolement volontaire, mais le verdict est tombé quelques jours plus tard.

Sa fille, Véronique, a adoré avoir un contact humain avec son père, même s’il était virtuel. Le regarder à travers l’écran permettait à la famille de voir comment il allait, s’il avait bonne mine. Et le plaisir était partagé pour son père également, assure Véronique. «Ça lui faisait du bien de nous voir. Il se sentait moins seul et avait une présence avec lui. Avec ma mère, ils s’envoyaient des bisous par FaceTime. C’était beau de les voir. On voit qu’il s’ennuie.»

Les membres de la famille, qui aiment jouer à des jeux de société, se sont donc rassemblés à quelques reprises pour disputer une partie de Yum.

«Il adore le sport, mais il n’y en a pas. Et les reprises de septième match, ce n’est pas intéressant!» rigole Véronique, qui est heureuse d’avoir pu briser l’isolement de son père de cette façon.

Même son petit-fils pouvait demander chaque jour à son «papi» s’il se sentait bien.

«Je pense que notre vision de la vie va changer, entre autres avec les communications. Nous allons davantage voir les choses importantes», croit Véronique, qui attend impatiemment que son père passe un autre test pour confirmer que le virus est vaincu. 

Recettes faciles de «Théâtre confit »

Six solutions

Recettes faciles de «Théâtre confit »

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune - 6 Solutions
On aurait pu croire que la spécialité du Théâtre du Double signe, « l’art du rassemblement », n’était pas compatible avec le confinement. Or, l’entité sherbrookoise a déniché une façon hors de l’ordinaire de téléporter le théâtre jusque dans les foyers : des scènes à mijoter soi-même.

Dans le cadre de sa nouvelle initiative, « Théâtre confit », le Théâtre du Double signe met à la disposition de toute la population des textes spécialement concoctés par son directeur artistique, André Gélineau. Non genrées et très peu exigeantes en termes d’ingrédients, ces scènes de quelques minutes seulement sont offertes à quiconque aura la curiosité de les incarner, qu’il soit initié ou non. 

La latitude de création est plutôt grande : certaines scènes se déroulent par exemple simplement devant une fenêtre et mettent en vedette les personnages « x » et « y ».   

« C’est vraiment sans prétention, explique la directrice générale, Lilie Bergeron. Nous ne sommes pas à la recherche de la performance. Nous demandons aux gens de s’amuser avec ça, et si, en bonus, nous recevons des photos, des anecdotes ou même des vidéos, ce sera un beau cadeau. »  

On a également pensé au monologue pour les gens seuls. Et sinon, pourquoi ne pas incarner plus d’un rôle?

L’organisme, qui a pour l’instant une dizaine de scènes confites dans sa marmite, espère déposer plusieurs textes par semaine sur son site.

« Nous sommes à une époque où nous devons faire preuve de beaucoup de résilience, et il était hors de question que le Théâtre du Double signe se taise, souligne Mme Bergeron. S’il y a un lieu ou là créativité est à son meilleur en ce moment, c’est bien chez les artistes. Nous allons être là et nous allons rester en tant que partie active de notre société. »  

Les textes sont disponibles sur le site web du Théâtre du Double signe au www.doublesigne.ca.

Un souper en famille

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Un souper en famille

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est - 6 Solutions
Le Granbyen Claude Trudel s’ennuie des siens. Un beau soir de mars, il n’a pas su résister. Il s’est organisé un souper de famille, chez lui, en compagnie de ceux qui lui sont chers. Tout ça, sans prendre le risque de contaminer qui que ce soit!

Sous la forme d’un potluck, chacun a contribué, souligne M. Trudel sur sa page Facebook.

«J’ai décidé de fouiller dans les photos que j’avais de ma famille. J’en ai trouvé une de Thalia qui préparait une fondue au chocolat, une autre de Bruno et Betty qui étaient à la pêche, alors j’ai décidé qu’ils avaient pêché le repas. J’ai aussi une photo de Zachary et Bruno prise lorsqu’ils avaient cuisiné un potage. J’ai décidé que Nicolas s’était occupé des breuvages, car sur sa photo, il est appuyé sur une vieille distributrice de boisson gazeuse», raconte le sexagénaire, qui a imprimé les clichés et les a collés sur les chaises qui entouraient la table, bien mise pour l’occasion.

Même la plus jeune de la famille, Charlie, 3 mois, était présente. Et bien qu’il n’ait pas encore rencontré la nouvelle conjointe de son fils et les enfants de celle-ci, M. Trudel a tenu à les inviter à son repas en prenant soin de les dessiner pour leur faire une place à table.

La mise en scène de cette photo a pris un temps fou à préparer, reconnaît le Granbyen. «Quand tout était prêt, j’ai mis la minuterie sur ma caméra et j’ai couru à ma place. C’est rapide, 10 secondes!», mentionne-t-il.

Même s’il est isolé chez lui depuis plusieurs jours, ce souper sans virus démontre que Claude Trudel conserve son sens de l’humour.

«J’ai d’ailleurs une nouvelle marotte depuis mon souper: le confinement me rend finement con!» lance-t-il.

Sérénades pour aînés [VIDÉO]

Six Solutions

Sérénades pour aînés [VIDÉO]

Patrick Duquette
Patrick Duquette
Le Droit - 6 Solutions
Quoi de mieux qu’un peu de musique pour briser la monotonie du confinement?

La Gatinoise Sylvie Foster a trouvé un moyen original d’adoucir le quotidien de sa belle-mère mélomane de 86 ans. Depuis le début de la pandémie, Gisèle Sauvant est confinée à son logement des Résidences de La Gappe. Mme Foster a donc entrepris de se rendre régulièrement sous le balcon de sa belle-mère, avec des membres de sa famille, pour lui interpréter des chansons d’époque. 

Le tout se fait à bonne distance, bien sûr, afin de respecter l’éloignement social. Une bonne partie du répertoire d’antan y passe à chaque fois, d’À la claire fontaine à La vie en rose en passant par Sur le pont d’Avignon. Du haut de son balcon, Mme Sauvant entonne joyeusement les chansons avec ses visiteurs.

«C’est pour nous une façon de briser la monotonie de son existence et de lui faire tout oublier pour quelques instants. Elle nous dit à quel point ça lui rappelle de bons souvenirs», raconte Mme Foster.

Le spectacle improvisé ne manque pas d’attirer l’attention des autres résidents. «Certains nous envoient la main de leur fenêtre ou encore sortent sur leur balcon pour chanter avec nous», reprend-elle.

Mme Foster considère Mme Sauvant comme sa seconde mère.  Même si les règles de confinement ont rendu les visites plus compliquées que jamais, il ne faut pas négliger nos aînés, insiste Mme Foster.

«Ils se sentent plus seuls et isolés que jamais. Je lance le défi à tous d’aller les voir de l’extérieur des résidences. Que ce soit pour chanter ou les faire bouger en dansant ou en faisant des exercices. Ils ont besoin de sentir que nous sommes avec eux et qu’on ne les oublie pas.»

Chanter ensemble

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Chanter ensemble

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste - 6 Solutions
Les amateurs de karaoké qui rongent leur frein depuis les mesures de distanciation sociale auront de quoi se réjouir. Le «Karaoké du confinement» se tiendra le jeudi 9 avril de 19 h à 20 h 30 sur Facebook. À vos micros!

L’organisatrice, Cassy Berthiaume Lafrenière, est une passionnée du chant et évolue notamment avec l’ensemble vocal de Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie. «La musique, ça fait du bien, et chanter c’est un exutoire. On va essayer d’amener un peu de soleil pour tous ceux qui aiment le karaoké», explique-t-elle.

Et abstenez-vous si vous aviez l’intention de faire des demandes spéciales du genre Pleurs dans la pluie, Je suis malade ou Alone again, ce n’est pas l’endroit pour tourner le fer dans la plaie. «On veut que ce soit hop la vie, on veut que ce soit énergique alors on va surtout prendre les demandes des chansons qui bougent, qui donnent de l’énergie, qui donnent envie de danser», prévient-elle.

Cassy Berthiaume Lafrenière assurera donc l’animation de ce karaoké virtuel, en prenant les demandes spéciales et en les diffusant. En direct, les participants auront également la possibilité de discuter entre eux, commenter les choix, et même - pour les plus audacieux - se filmer et partager leur performance.

«On va essayer de se faire un beau party à travers tout ça. J’ai vraiment très hâte. Et si ça se passe bien et que la réponse est bonne, rien n’empêche que ça devienne un rendez-vous virtuel plus fréquent», souligne l’organisatrice.

Pour accéder au «karaoké du confinement», il suffit de visiter la page Facebook Ensemble vocal de Saint-Mathieu-du-Parc, ou encore chercher l’événement Karaoké du confinement et s’inscrire.

Les demandes spéciales doivent être envoyées avant la tenue de l’événement.