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Des idées pour nos ados
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Nicolas Breault joue quotidiennement aux jeux vidéo avec les coéquipiers de son équipe de hockey ou avec ses cousins, lui permettant ainsi de garder le contact.
Nicolas Breault joue quotidiennement aux jeux vidéo avec les coéquipiers de son équipe de hockey ou avec ses cousins, lui permettant ainsi de garder le contact.

Le jeu vidéo à la rescousse

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Comment jouer avec ses amis sans pouvoir les voir? Pour Nicolas Breault, 13 ans, le jeu vidéo est venu à la rescousse de ses activités sociales.

Capitaine de son équipe de hockey de niveau benjamin, Nicolas s’ennuie de son sport favori... mais également de côtoyer ses coéquipiers. Il ne les a pas vus depuis le mois de mars dernier. «On jouait ou on s’entraînait chaque jour. On était regroupés. Quand on perdait, on était presque tous fâchés. Quand on gagnait, on le faisait tous ensemble», décrit l’adolescent, spécifiant qu’il voyait aussi ses coéquipiers à l’extérieur de la glace. 

L’élève de l’école secondaire du Triolet de Sherbrooke confirme qu’il écrit à ses amis presque tous les jours. Il les retrouve aussi dans les jeux vidéo. «On joue à NHL ou à Call of Duty: Modern Warfare. Quand on joue ensemble dans la même équipe, on communique! Si on ne gardait pas le contact, on aurait pu partir dans différentes directions», exprime le jeune homme, ajoutant qu’il jouait aux jeux vidéo avec ses amis avant la pandémie. 

Comment est-ce que les parents gèrent le temps de jeu vidéo de leur enfant en ce contexte particulier? «La journée est parsemée de cours en ligne et de devoirs. En mi-après-midi, ils sortent dehors pour compléter l’entraînement que leur entraîneur leur a envoyé», explique la mère de Nicolas Breault, Julie Harvey, qui comprend bien l’importance de pouvoir garder le contact avec des coéquipiers qui ont passé une année complète ensemble, autant dans la classe que sur la glace. 

«Ils le font tous les jours. De la mi-journée jusqu’après le souper, il n’y a pas de PlayStation. Ils en font un peu lorsqu’ils ont du temps libre et après le souper jusqu’au dodo.»

D’ailleurs, Mme Harvey, qui est également enseignante d’anglais au Triolet et qui est titulaire d’une classe de sport-études, comprend aussi la pertinence des jeux vidéo dans une période si trouble. «Il joue avec ses amis, mais aussi avec ses cousins. Il y en a un qui habite au Texas. L’autre est à Terrebonne. Ça leur permet de se voir. Nous, on les entend rire et se fâcher. Ils peuvent vivre des émotions!» exprime-t-elle.

Pour Nicolas, il est important de garder ce contact avec ses amis. «J’aimerais les revoir. J’aime leur parler et prendre de leurs nouvelles. Sans ça, on se parlerait. Mais je serais un peu plus seul», résume le jeune homme.