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Des idées pour nos ados
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Âgée de 16 ans, Roxanne Tremblay, élève de quatrième secondaire au Séminaire de Chicoutimi, travaille 40 heures par semaine – parfois plus – au centre d’hébergement des Pensées de Jonquière.
Âgée de 16 ans, Roxanne Tremblay, élève de quatrième secondaire au Séminaire de Chicoutimi, travaille 40 heures par semaine – parfois plus – au centre d’hébergement des Pensées de Jonquière.

Faire une différence à 16 ans

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien - 6 Solutions
Depuis deux semaines, Roxanne Tremblay a vraiment l’impression de faire une différence. En plus d’aider son prochain, elle ne laisse pas son cerveau « ramollir » même si elle est loin des bancs d’école depuis la mi-mars.

Âgée de 16 ans, l’élève de quatrième secondaire au Séminaire de Chicoutimi travaille 40 heures par semaine — parfois plus — au centre d’hébergement des Pensées de Jonquière. Son rôle ? Désinfecter tout ce qu’elle croise pour éviter que les microbes ne se propagent dans l’établissement.

« Je vois que je fais une différence. Les préposées disent même qu’elles voient un changement », se réjouit la jeune femme articulée et motivée, d’autant plus qu’aucun cas de COVID-19 n’a été répertorié dans l’établissement de Jonquière depuis le début de la pandémie.

Même auprès des bénéficiaires, Roxanne Tremblay sent que son rôle est important.

Âgée de 16 ans, Roxanne Tremblay, élève de quatrième secondaire au Séminaire de Chicoutimi, travaille 40 heures par semaine au centre d’hébergement des Pensées de Jonquière.

« J’essaie d’avoir un dialogue avec eux. Je leur parle, ils me racontent leur journée. C’est important pour moi de leur apporter une aide morale. Je suis contente de faire cette différence au lieu de rester chez moi. »

Mais justement… Comment se passe l’école à la maison jumelée aux nombreuses heures de travail ?

« Sincèrement, c’est très dur ! Mais je travaille de 14 h à 22 h et je suis en congé le mardi et le mercredi, alors j’en profite le matin et pendant ces deux journées pour m’avancer. Je me sens plus productive comme ça. Mon cerveau ne ramollit pas ! »

Et les enseignants, eux ?

« La grande majorité m’a encouragée, tout en me demandant de garder les études prioritaires. Mme [Nathalie] Émond m’a vraiment encouragée et en plus c’est ma professeure titulaire », mentionne celle qui est députée de sa classe et qui aimerait plus tard travailler dans le milieu de la santé, plus précisément en santé mentale, pour « intervenir pour le bien-être de l’être humain ».

Roxanne Tremblay attend de connaître la suite des choses pour la saison estivale. Elle ne sait pas si ses services seront requis pendant plusieurs mois, mais elle aimerait également être monitrice dans un camp de jour… si c’est possible !