Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, François Jacques, député de Mégantic et Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF, annonçaient vendredi la signature d’une entente de transport intelligent entre six MRC de la région. L’Estrie devient ainsi la première région du Québec à se doter d’un outil de transport intelligent, financé par le Programme d’aide au développement du transport collectif du gouvernement du Québec.
Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, François Jacques, député de Mégantic et Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF, annonçaient vendredi la signature d’une entente de transport intelligent entre six MRC de la région. L’Estrie devient ainsi la première région du Québec à se doter d’un outil de transport intelligent, financé par le Programme d’aide au développement du transport collectif du gouvernement du Québec.

Six MRC adoptent le transport intelligent

Le transport collectif entre six MRC de l’Estrie sera bientôt optimisé, modernisé et plus accessible grâce à la conception d’un nouveau système de transport intelligent représentant un investissement total de 800 000 $. L’Estrie devient ainsi la première région du Québec à se doter d’un tel outil, financé à 75 % par le gouvernement du Québec dans le cadre de son Programme d’aide au développement du transport collectif.

Les MRC du Haut-Saint-François (HSF), de Coaticook, de Brome-Missisquoi, des Sources, de la Haute-Yamaska et de Memphrémagog injectent chacune 33 000 $ dans ce projet qui regroupera le transport collectif desservant un total de 80 municipalités, et qui sera piloté par Transport de personnes HSF. Le système permettra une interconnexion des différents services de transport, une optimisation de l’utilisation des véhicules et la modernisation des modes de paiement en plus d’offrir la réservation en ligne et la localisation en temps réel des véhicules afin d’obtenir l’heure d’arrivée réelle.  

« Ce projet est sur la table depuis plusieurs années. Actuellement, on travaille à l’intérieur d’une MRC, mais une MRC n’est pas une frontière. Quand on parle de mobilité, les gens se promènent d’un territoire à l’autre », fait valoir Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF, qui indique que les usagers du transport adapté bénéficieront tout autant de ces améliorations. 

Du point de vue administratif, ce système permettra de réduire le travail administratif des chauffeurs tout en récoltant des données en temps réel et à plus grande échelle. Ces données pourront notamment être utilisées afin de calculer les meilleurs trajets en fonction des besoins de la population, ajoute Mme Domingue.  

« À partir du moment où on optimise nos routes et où on travaille avec nos collègues collectivement, on est en mesure de réduire le temps de transport pour les usagers, et de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) », dit-elle. 

Mise en service d’ici 18 mois

Un appel d’offres sera lancé sous peu afin de dénicher le concepteur qui mettra sur pied ce nouveau logiciel, qui doit être mis en service d’ici 18 mois. 

Selon François Jacques, député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, la contribution de 600 000 $ du gouvernement du Québec est principalement motivée par sa volonté de réduire les émissions de GES. « Ce sera un transport plus dynamique qui permettra d’éviter l’utilisation de l’auto solo. On invite les gens à l’essayer. Après ça, c’est de l’adopter. On sait que dans toutes les MRC de l’Estrie, il y a une hausse du transport collectif depuis plusieurs années. Au début, les gens pensaient que c’était plutôt pour les gens à mobilité réduite, mais maintenant, ils l’utilisent quotidiennement. » 

Le principal défi, croit Mme Domingue, sera d’uniformiser les modes de fonctionnement des différents services impliqués. Le projet regroupe les activités de Transport de personnes HSF (Haut-Saint-François), d’Acti-Bus (Coaticook), du Service de transport collectif (des Sources), d’Ami-Bus (Haute-Yamaska) et de Transport adapté pour nous (Haute-Yamaska) en plus de celles des services directement intégrés aux MRC, comme c’est le cas dans celles de Memphrémagog et de Brome-Missisquoi. 

« Avec les entités, on travaille à établir un mode de tarification, précise-t-elle. Il faut que ce soit un avantage pour l’usager. Si on ne fait qu’additionner nos coûts individuels, ce n’est pas alléchant pour l’usager. Ce qui est très intéressant, c’est que dans les modifications apportées au programme du ministère des Transports, il y a un volet où le gouvernement contribue à 50 % des différences de coûts des titres régionaux. »