Éric Brien passera les six prochaines années en prison.
Éric Brien passera les six prochaines années en prison.

Six ans de prison pour un agresseur

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Après s’être reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement deux jeunes filles, dont une mineure, Éric Brien passera les six prochaines années à l’ombre. Son nom sera également inscrit au Registre national des délinquants sexuels pour 20 ans.

C’est avec son sac à dos contenant ses effets personnels que le quinquagénaire s’est présenté dans la salle d’audience du palais de justice de Granby, mardi matin, pour recevoir sa sentence. Après l’analyse de plusieurs éléments, la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec, l’a condamné à six ans de prison. 

Elle s’est rangée derrière la proposition de la procureure de la Couronne, Me Véronique Gauthier, qui suggérait une peine d’incarcération de six à sept ans de prison. L’avocate de l’accusé, Me Mireille Leblanc, proposait plutôt une sentence de trois ans et demi de prison. 

La peine d’incarcération du camionneur est assortie d’une interdiction de communiquer avec les victimes. Il devra fournir un échantillon d’ADN, en plus de voir son nom être inscrit au Registre national des délinquants sexuels pour une période de 20 ans. Après le prononcé de la sentence, l’accusé s’est rendu dans le box des accusés sans démontrer aucune émotion. 

Rappelons que l’homme a reconnu avoir agressé deux jeunes filles alors qu’il habitait à Granby et Farnham. L’une d’elles, qui souffre d’une légère déficience intellectuelle, a fait une tentative de suicide à la suite des sévices subis. Les crimes commis à son endroit ont débuté alors qu’elle avait 14 ans et se sont poursuivis pendant sept ans.  

Toute la gamme des actes sexuels, dont des relations sexuelles complètes non protégées, a été commise sur elle par M. Brien. Celui qui n’avait pas d’antécédent judiciaire jusqu’ici était d’ailleurs en position d’autorité. À au moins une occasion, il a usé de violence puisque la victime a tenté de maintenir en place le pantalon qu’il descendait de force. 

La deuxième victime, âgée de 19 ans, a été agressée en 2014.

La gravité des gestes posés par Éric Brien, la préméditation, l’âge de l’une des victimes lorsque les agressions ont débuté, les conséquences graves chez celle-ci et sa faible introspection sont au nombre des facteurs aggravants, a énuméré la juge. 

Lors du témoignage de l’accusé l’automne dernier, il avait raconté qu’il voulait «aider» la victime en lui enseignant la sexualité. Il avait aussi, à cette occasion, fait savoir au tribunal qu’il avait peur de la prison et qu’il souhaitait purger une peine de façon discontinue, c’est-à-dire les fins de semaine. 

Le plaidoyer de culpabilité de l’accusé, sa collaboration avec les autorités, son ouverture à suivre une thérapie, la reconnaissance de ses torts et son faible risque de récidive figure parmi les circonstances atténuantes qui ont été étudiées par la magistrate.