Un nouveau fournisseur d’autobus de transport urbain entrera en scène le 31 juillet prochain, à Granby.

Service de transport urbain: « on s’attend à une amélioration »

Les Granbyens pourront expérimenter les nouveaux véhicules de transport urbain à plancher surbaissé sans débourser un sou, du 31 juillet au 2 août. Cela marquera par la même occasion l’entrée en scène d’Autobus Fleur de Lys, qui assurera le service à partir de la fin juillet.

Le service des travaux publics profitera de cette période de gratuité pour procéder au transfert des boîtes de perception des anciens autobus vers les nouveaux. Chose certaine, ce changement ne devrait pas passer inaperçu auprès des usagers, alors que plusieurs plaintes ont été formulées à la Ville contre le fournisseur actuel, Autobus La Québécoise.

« Ça a été plus fréquent au cours des derniers mois. Il y a une recrudescence à la fin du contrat. Mais on s’assure que le service soit rendu jusqu’à la fin. C’est l’obligation du transporteur de le faire », a commenté le directeur des finances de la Ville et responsable du service de transport urbain, Jean-Pierre Renaud.

Selon lui, les plaintes portent notamment sur des ennuis mécaniques, l’absence d’air climatisé dans certains véhicules, ainsi que des sonnettes qui permettent aux usagers de signaler leur désir de descendre au prochain arrêt.

Des chauffeurs et usagers, qui ont préféré ne pas s’identifier, ont rapporté avoir été témoins de plusieurs bris de roues et de freins. Encore lundi dernier, l’autobus du circuit Nord a manqué de frein et a dû être remorqué, a déploré à La Voix de l’Est une passagère qui a souligné être « encore arrivée en retard au travail » à cause du service déficient.

« Les véhicules arrivent à leur fin de vie utile. Compte tenu que le contrat se termine, ils ne font pas le remplacement. Sauf qu’on fait un suivi auprès du fournisseur pour qu’il respecte les exigences prévues au contrat », souligne M. Renaud en affirmant que la Ville a des « contacts hebdomadaires » avec Autobus La Québécoise.

Conformes
Le contrat de 1,4 million de dollars qui liait la Ville à La Québécoise était d’une durée d’une année. L’administration municipale avait conclu une entente à court terme, car le délai de fabrication des véhicules à plancher surbaissé, qu’elle désirait inclure au service, était de plusieurs mois.

La Ville de Granby a depuis signé un contrat de cinq ans avec Autobus Fleur de Lys, au terme d’un appel d’offres. Il sera en vigueur, au coût de 6,9 millions de dollars, du 31 juillet 2018 au 30 juillet 2023. « On s’attend à une amélioration du service », glisse M. Renaud.

Le maire Pascal Bonin a souligné au cours de la dernière séance du conseil municipal que plusieurs critiques ont été logées au sujet du service actuel. « Les nouveaux [autobus] sont complètement différents : plus spacieux, plus modernes, plus adaptés et plus luxueux que ce qu’on avait », a-t-il dit.

De son côté, Autobus La Québécoise défend son service. « Mes véhicules sont conformes. J’ai mes vignettes de conformité. Mes véhicules sont inspectés tous les six mois, tel que la loi le prévoit pour les mandataires autorisés. Nos véhicules sont aussi inspectés par nos mécaniciens tous les trois mois. Les chauffeurs, lorsqu’ils prennent un véhicule, doivent aussi faire une inspection avant le départ. La loi l’oblige », a réagi le directeur marketing et affaires corporatives, Pierre Tremblay.

« Si on a obtenu le contrat, c’est qu’on a soumis des véhicules qui respectaient les critères que la Ville demandait. C’est pas plus compliqué que ça », a-t-il ajouté.

Détour pour l’été
La Ville a par ailleurs annoncé mardi que des modifications seront apportées au circuit Nord pour la saison estivale dans le but d’améliorer la qualité et l’efficacité des services. Du 23 juin au 4 septembre, les arrêts 26 et 27, situés sur la rue St-Hubert, entre les rues Bourget et Dorion, sont déplacés sur la rue Bégin. La fréquence et les heures de passage demeurent inchangées. La circulation accrue dans ce secteur durant l’été causait occasionnellement des retards, a fait valoir la Ville par voie de communiqué.