L'aéroport Roland-Désourdy offrira-t-il des vols de passagers? Une récente correspondance de la ministre des Transports, Lisa Raitt, laisse croire qu'il pourrait y avoir de l'espoir

Service de contrôle de sûreté: lueur d'espoir pour l'aéroport de Bromont

Nouvel épisode dans la saga qui oppose les aéroports de Bromont et de Sherbrooke pour l'obtention de vols de passagers. Le maire de Sherbrooke s'est réjoui cette semaine d'une lettre acheminée à l'aéroport par la ministre des Transports; lettre qui manifeste une ouverture à trouver une solution de rechange pour l'obtention des services de sûreté. Mais l'aéroport Roland-Désourdy, à Bromont, a reçu la même missive, a dit hier le directeur général, Robert Blais. « C'est une lettre générale envoyée à tous ceux qui ont fait la demande » pour obtenir les services de l'Agence canadienne de la sûreté des transports aériens (ACSTA), a expliqué hier le DG de l'aéroport.
La nouvelle a fait grand bruit hier dans les médias de la région sherbrookoise. Le maire Bernard Sévigny y a vu là une « lueur d'espoir » et a proposé que l'aéroport de Sherbrooke fasse l'objet d'un « projet-pilote ». « Il y a une volonté de créer une nouvelle catégorie d'aéroports. Nous pourrions contribuer rapidement à en valider les paramètres », a déclaré M. Sévigny au quotidien La Tribune. Le grand patron de l'aéroport de Bromont accueille cependant ces propos avec un grain de sel. « Ça dépend des critères de Transports Canada. S'ils veulent un aéroport qui n'a pas besoin d'investissement majeur, qui est certifié et qui est à proximité d'un marché important, ce sont toutes des choses où on est nettement en meilleure position. On a même un service de pompiers pratiquement sur le site », calcule Robert Blais.
Changements 
Contrairement à ceux de l'aéroport de Sherbrooke, les dirigeants de l'aéroport Roland-Désourdy, confiants du potentiel de leurs installations, effectuent leurs démarches, sans chercher l'attention médiatique de façon ponctuelle, glisse Robert Blais. « Nos démarches suivent leurs cours. On ne fait pas de bruit. Mais on continue nos discussions avec les transporteurs », dit-il. 
Tout semble cependant passer par la possibilité pour l'aéroport de Bromont d'offrir un service de contrôle des bagages et des passagers. Le hic, c'est que l'ACSTA a limité à 89 le nombre d'aéroports canadiens à pouvoir offrir ces services. Et il y en a déjà 89 de désignés. La récente correspondance de la ministre Raitt démontre toutefois que des changements pourraient être opérés, estime Robert Blais. « Dans cette optique, j'ai demandé aux représentants de Transports Canada d'établir un mécanisme permettant aux aéroports non désignés et à faible risque, comme l'aéroport Roland-Désourdy à Bromont, d'obtenir des services de contrôle de sûreté selon le principe de recouvrement des coûts », expose la ministre des Transports aux dirigeants d'aéroports, dans une lettre dont La Voix de l'Est a obtenu copie.
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