On voit ici un des bâtiments qui a été la prioe des flammes à Frelighsburg.
On voit ici un des bâtiments qui a été la prioe des flammes à Frelighsburg.

Série d’incendies criminels: les deux suspects demeurent détenus

Les deux suspects appréhendés par la Sûreté du Québec dans la foulée de la série d’incendies criminels survenue lundi à Frelighsburg, Saint-Armand et Dunham, demeurent détenus jusqu’à leur comparution devant le tribunal, prévue vendredi.

Les deux hommes, âgés de 21 et 24 ans, ont comparu par voie téléphonique lundi. Leur identité n’est donc pas dévoilée pour l’instant. La porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Ingrid Asselin, confirme toutefois qu’il s’agit de personnes résidant dans la région où ont eu lieu les sinistres. 

Rappelons que des dizaines de pompiers sont intervenus, durant la nuit de dimanche à lundi, sur une série d’incendies d’origine criminelle.

À LIRE AUSSI : Série d’incendies criminels dans Brome-Missisquoi [VIDÉO]

Six feux se sont déclarés tour à tour, en 2 h 30, dans une résidence, une maison convertie en entrepôt, une érablière et trois bâtiments agricoles. Du jamais vu en 25 ans de carrière, a indiqué à La Voix de l’Est le directeur des services de sécurité incendie de Dunham et Frelighsburg, Patrick Cournoyer.

La Division des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ est responsable de l’investigation.

Intoxiqués

Au lendemain de la série de sinistres qui a secoué la communauté, Charles Choquette prenait la mesure des dommages à son ancienne grange, rasée par les flammes. « La grange était ancestrale. Faite avec des chevilles de bois. C’était magnifique. Ça faisait partie de notre paysage », a-t-il confié.

Des sources près du dossier ont confirmé à M. Choquette que les suspects étaient « très intoxiqués ». 

« Il faut vraiment être malicieux ou un peu trop gelé pour faire quelque chose comme ça. Les voyous qui ont mis le feu font du tort bien au-delà des répercussions monétaires. Le malheur, c’est que ce ne sera jamais puni à sa juste valeur. »

Selon Charles Choquette, les deux jeunes se seraient fait épingler après être revenus sur les lieux des différents brasiers. « Les gars se sont présentés près d’un des feux et ont demandé aux pompiers s’il y a des morts là-dedans. Comme c’était suspect, on les aurait retenus jusqu’à ce que les policiers viennent les interroger », a-t-il indiqué. Une autre source a corroboré cette information.

Parmi les autres indices qui appuient la thèse d’incendies criminels, des traces de pneus similaires auraient été identifiées près de trois foyers d’incendie. On serait également entré par effraction dans l’érablière qui a été la proie des flammes.