Dès septembre prochain, les enfants de 4 ans devraient avoir accès à de nouvelles classes de maternelle.

Sept nouvelles classes de maternelle 4 ans dans la région

Sept classes de maternelle 4 ans devraient faire leur apparition sur le territoire de La Voix de l’Est dès la prochaine rentrée scolaire. Des écoles des commissions scolaires du Val-des-Cerfs, des Hautes-Rivières, de Saint-Hyacinthe et Eastern Townships sont visées par le programme.

Décrié par les uns, salué par les autres, le projet de loi n°5 prévoit l’accès graduel à la maternelle à temps plein pour tous les petits de 4 ans, si leurs parents le souhaitent. D’ici cinq ans, la CAQ souhaite offrir cette possibilité à tous les enfants québécois de cet âge.

À Val-des-Cerfs, c’est à l’école Sainte-Thérèse de Cowansville qu’une telle classe verra le jour. « Une, c’est correct. Ça correspond à ce qu’on avait présenté comme locaux disponibles pour la maternelle 4 ans, laisse entendre le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin. Il faut qu’il y ait un bassin de clientèle pour les implanter. À Cowansville, on avait aussi l’espace nécessaire. »

Ce dernier rappelle que la commission scolaire est d’ailleurs en période d’inscription. « On croit qu’on aura assez d’enfants pour le faire », ajoute-t-il en insistant sur le fait qu’un important rodage sera nécessaire avant que le gouvernement puisse rendre la maternelle 4 ans accessible à tous.

À la commission scolaire des Hautes-Rivières, deux établissements recevront ce type de classe, soit l’école Saint-Vincent de Saint-Césaire et l’école Jean XXIII d’Ange-Gardien. La présidente de l’organisme, Andrée Bouchard, rappelle que le programme de maternelle 4 ans donne déjà de bons résultats à Hautes-Rivières. « Alors on est content de pouvoir offrir cette opportunité à d’autres enfants », dit-elle. Au plan pratique, les écoles d’Ange-Gardien et Saint-Césaire possèdent l’espace pour ce type de classe, ajoute Mme Bouchard. Reste maintenant à trouver le personnel enseignant pour répondre aux besoins de cette jeune clientèle. « C’est réalisable », assure la dame.

Celle-ci précise qu’à la lumière d’un sondage réalisé auprès de parents, la commission scolaire a exprimé au gouvernement son besoin pour une deuxième classe de maternelle 4 ans à Saint-Césaire. « Ils ont pris note de notre demande. »

Plus loin sur le territoire, trois classes supplémentaires devraient également être constituées à Saint-Théodore-d’Acton, Saint-Nazaire-d’Acton et Saint-Valérien-de-Milton.

Du côté anglophone, la commission Eastern Townships développera une nouvelle classe de maternelle 4 ans à l’école primaire de Mansonville.

Propos ambigus

Deux députés caquistes de la région, Isabelle Charest de Brome-Missisquoi et André Lamontagne de Johnson, ont fait parvenir un communiqué sensiblement similaire, lundi, pour annoncer l’ouverture « pressentie » de classes de maternelle 4 ans en 2019-2020 dans leur circonscription respective. En faisant mention de plusieurs écoles où ce service est déjà offert, leurs propos ont suscité une certaine ambiguïté.

Dans le document, Isabelle Charest, qui est aussi ministre déléguée à l’Éducation, se réjouit de cette « nouvelle incroyable » pour sa circonscription et invite les parents à inscrire leurs enfants dans les sept classes qu’elle annonce. Pourtant, seulement la classe de l’école Sainte-Thérèse est nouvelle.

Même chose pour André Lamontagne, qui mentionne 11 écoles de sa circonscription comme si elles allaient toutes accueillir de nouvelles classes de maternelle 4 ans à la prochaine rentrée scolaire.

« Ces classes font partie d’un ajout de 250 classes attendu pour septembre 2019 », peut-on lire, alors que la plupart n’offriront rien de nouveau.

Pour lancer ces informations, Isabelle Charest et André Lamontagne ont repris à la lettre le contenu de la « Liste des écoles pressenties pour accueillir des classes de maternelle 4 ans en 2019-2020 » sur le site du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, dont la dernière mise à jour date du 5 mars dernier.

Après vérification auprès du Ministère, l’attachée de presse de Mme Charest, Maryse Dubois, a soutenu qu’il n’y avait pas d’erreurs dans le communiqué, car le terme « pressenties » valait autant pour les classes existantes que futures. « C’est utilisé pour les classes déjà ouvertes, car une commission scolaire peut déplacer des classes déjà existantes d’une école à l’autre sur son territoire. Et pour les nouvelles classes, car les conseils d’établissement des écoles concernées doivent donner leur aval. »

L’attaché de presse d’André Lamontagne, Gaston Stratford, qui a rédigé ledit communiqué, a pour sa part admis qu’il aurait dû formuler autrement certains passages du communiqué, qui pouvaient laisser croire à de nouvelles classes, alors que ce n’était pas le cas. Ce dernier a d’ailleurs renvoyé un communiqué revu et corrigé, mardi.