Gabriel Poirier-Galarneau, Alix Ouellet et leur fille Coco ont choisi de quitter Montréal pour s’établir à temps plein à Stanbridge East.
Gabriel Poirier-Galarneau, Alix Ouellet et leur fille Coco ont choisi de quitter Montréal pour s’établir à temps plein à Stanbridge East.

S'épanouir en pleine nature

Pour la famille d’Alix Ouellet, il était hors de question de passer les semaines de confinement dans son petit logement de Rosemont situé au deuxième étage, avec un seul balcon pour prendre l’air. Comme pour plusieurs Montréalais, la pandémie de COVID-19 a eu pour effet de précipiter sa décision de déménager dans Brome-Missisquoi.

Depuis six ans, Alix et son conjoint Gabriel Poirier-Galarneau possèdent une maison à Stanbridge-East où ils se rendent les fins de semaine. Ils planifiaient y emménager à temps plein dans quelques années, quand leur fille serait en âge de commencer l’école.

Le 13 mars, quand les mesures de confinement ont commencé à entrer en vigueur, ils ont fait leurs bagages pour partir dans Brome-Missisquoi. « On est tout de suite partis à la campagne pour un mois, le temps que ça passe... Puis pour l’été, quand on a vu que ce serait plus long. On a sous-loué notre appartement jusqu’en septembre. Mais en avril ou en mai, on a réalisé que ce n’était pas possible pour nous de retourner à Montréal. »

Ils étaient tombés en amour avec leur nouveau mode de vie et voyaient leur fille Coco s’épanouir.


« Les gens ici nous ressemblent. On a trouvé notre communauté. »
Alix Ouellet

De l’espace

Au moment d’acheter leur chalet — devenu leur maison à temps plein —, le couple a été charmé par la beauté du coin et sa vie culturelle. Alix considère que Brome-Missisquoi est la plus belle région des Cantons-de-l’Est.

La proximité avec Montréal a aussi penché dans la balance. Tous deux étant dans le milieu artistique — elle est productrice de spectacles et de festivals et il est concepteur — leur travail se trouve dans la métropole. Ils consomment aussi beaucoup de culture sur l’île.

Alix a grandi à Mont-Saint-Hilaire, au pied de la montagne et près de l’eau. Elle a retrouvé ce même environnement là où ils se sont établis : la maison se situe près du mont Pinacle et sur la rive d’un cours d’eau.

Quant à Gabriel, chaque fibre de son corps est montréalaise. Mais peut-être plus maintenant.

« C’était vraiment un petit gars de Montréal, amoureux de sa ville. Moi j’ai toujours su que j’allais aboutir en campagne un jour, confie Alix. C’est lui qui a précipité l’achat d’un chalet et il y a pris goût rapidement. Il n’a pas eu de choc. On s’est préparé, sans le savoir, pendant six ans à faire le changement. Je ne pense pas qu’il retournerait à Montréal immédiatement. »

Liberté de bouger

L’espace est un atout appréciable dans leur résidence de Stanbridge East. Le confinement a été beaucoup plus facile à vivre ici qu’à Rosemont. « Déjà, c’est une maison, on a deux étages et on est capable de prendre l’air. On a un grand terrain et on pouvait passer une semaine sans sortir de chez nous et être bien quand même. »

Ils ont pu vivre le printemps différemment, voir les feuilles pousser sur leur terrain boisé, observer les animaux sortir de leur cachette et apprécier les fleurs. Avec leur fille, ils ont pu bouger et lâcher leur fou sans déranger le voisinage.

« Coco a commencé à aller à la garderie ici. Elle va tout le temps dehors. Au CPE, ils jardinent. On voit déjà une différence sur son caractère. Elle est plus calme. Les gens ici nous ressemblent. On a trouvé notre communauté. »