Selon Radio-Canada, qui l'a rencontré en 2015, Stéphane Roberge utilise différents stratagèmes pour ne pas payer ses fournisseurs et sous-traitants.

Sentence de travaux pour un «escroc de la réno» de Saint-Césaire

Un entrepreneur de Saint-Césaire a été condamné par le tribunal à la suite de différentes accusations de fraude, et il n'en a pas fini avec la justice.
Propriétaire de Tourbe SR et de Gaélix, Stéphane Roberge avait plaidé coupable l'an dernier à 12 chefs d'accusation de fraude, de fabrication et d'usage de faux documents, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu. Selon Le Journal de Chambly, il avait contrefait des bons de commande de matériaux de construction à la quincaillerie BMR de cette municipalité.
Les transactions analysées par la cour totalisaient 970$. La majorité de cette somme a déjà été remboursée, ce qui incitait la défense à demander une absolution. Le juge a refusé, préférant privilégier la dissuasion. Il a prononcé une sentence de 120 heures de travaux communautaires et une probation de deux ans.
M. Roberge fait face à d'autres accusations pour des infractions similaires survenues en 2012 et 2014. Il devrait des centaines de milliers de dollars à diverses entreprises pour des matériaux obtenus ou des services rendus, incluant 73 000$ à l'entreprise Les gazons Sainte-Julie. Ce dossier est présentement devant la Cour d'appel.
Par le passé, il a été condamné à rembourser des sommes allant de 5800$ à 14 000$ à diverses entreprises pour factures non payées, et a été condamné en de multiples occasions en 2014 et 2015.
Fausse monnaie
Stéphane Roberge doit subir une enquête préliminaire pour fraude à la fin juin au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Un procès est prévu en septembre dans un autre dossier pour fraude, possession et usage de monnaie contrefaite. Selon l'émission La facture, il a payé un fournisseur avec de faux billets de 20$. Un autre dossier est pendant au palais de justice de Longueuil.
Au radiodiffuseur public, il a indiqué en 2015 qu'il vivait une période difficile à cause d'une association qui a mal tourné et qu'il tente de relancer sa compagnie et de payer ses créanciers.
Toujours selon Radio-Canada, l'entrepreneur - qui serait criblé de dettes - utiliserait différents stratagèmes pour faire faire des travaux en ne payant pas ses fournisseurs et sous-traitants, notamment par de fausses déclarations, l'utilisation d'une double identité (Éric Langevin) et d'une fausse licence de la Régie du bâtiment du Québec.