Des initiatives locales marqueront la 30e Semaine nationale de prévention du suicide, du 2 au 8 février. Sur la photo : Francine Landry, Esther Laframboise, Josianne Boisvert-Lemay et Robert Beauvais, tous du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska.

Semaine internationale de la prévention du suicide: une chaîne de bonté lancée

Semer l’espoir sera au cœur de la Semaine nationale de prévention du suicide qui se déroulera dans la région du 2 au 8 février. Des messages ont notamment été inscrits sur des rondins de bois attachés à une médaille qui seront distribués aux quatre coins de la Haute-Yamaska afin de créer une chaîne de bonté.

« C’est un peu l’idée d’une chaîne “donner au suivant”, parce qu’on voulait donner de l’espoir. Les gens pourront les garder, les remettre ailleurs ou encore le donner à quelqu’un d’autre », explique Josianne Boisvert-Lemay, intervenante au Centre de prévention du suicide (CPS) de la Haute-Yamaska et instigatrice du projet.

Ceux qui découvriront une plaque seront invités à se prendre en photo avec celle-ci, puis à faire parvenir le cliché au CPS qui le publiera sur sa page Facebook. Ces messages d’espoir pourraient d’ailleurs rayonner au-delà des frontières de la Haute-Yamaska, estime Esther Laframboise, directrice générale de la ressource d’aide. 

Cette initiative sera lancée dans le cadre de la 30e Semaine nationale dédiée à la prévention du suicide, de retour avec son thème « Parler du suicide sauve des vies » et dont la campagne publicitaire met de l’avant l’aide entre « chums » de gars qui va au-delà de celle offerte pour un déménagement.

« C’est porteur, estime
Mme Laframboise. On voit au niveau de la prévention que les hommes sont de plus en plus mis de l’avant. Ils sont de plus en plus amenés à parler de leur détresse psychologique. »

Une augmentation de 25 % des interventions a été enregistrée au cours de la dernière année à la ressource qui dessert les populations de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi. Les suicides sont par ailleurs à la baisse. Ils sont passés de 25, en 2015, à 14, en 2017.

« Les interventions augmentent, le taux de suicide diminue. On peut faire l’hypothèse que plus on en parle, plus ça aide », affirme la directrice générale. 

Conférence et tatouage 

Une conférence présentée par le comédien Patrice Coquereau, qui souffre d’anxiété, est également au programme des activités proposées dans la région. Les citoyens pourront découvrir le cheminement de l’homme qui a écrit un livre sur sa réalité. 

La conférence Face à face avec l’anxiété se déroulera le lundi
3 février, à 19 h, au Palace de Granby. Des billets sont offerts gratuitement sur place, mais une contribution volontaire sera demandée pendant la soirée.

Le tatouage d’un point-virgule, une initiative citoyenne, sera aussi de retour cette année. Cette fois, c’est l’entreprise Tattoo Voodoo qui le propose au coût de 60 $. De ce montant, 25 $ seront remis au CPS. L’activité se tient le vendredi 31 janvier, de 10 h à 21 h. 

« Le point-virgule représente une pause. Quand on met fin à sa vie, c’est le point. Le point-virgule, c’est un épisode de difficultés, un épisode suicidaire, mais on a été cherché de l’aide et on a décidé de continuer à vivre. Il y a de l’espoir », explique Esther Laframboise. 

Les personnes intéressées à se faire tatouer doivent réserver leur place. Une dizaine sont encore disponibles. 

Ceux qui préfèrent le perçage pourront en avoir un et repartir avec un bijou symbolisant l’espoir.   

Le CPS de la Haute-Yamaska, qui célèbre son 35e anniversaire, offrira une œuvre créée par Josianne Boisvert-Lemay lors d’un encan silencieux sur sa page Facebook. La semaine dédiée à la prévention du suicide sera également une occasion pour l’organisme d’officialiser un partenariat avec le Service de police de Granby, le 5 février.