Le salon «Prévenir avant que ça arrive» en matière de sécurité routière a permis aux étudiants de l’école secondaire J.-H.-Leclerc de recueillir une panoplie d’informations sur la conduite automobile ainsi que les bons comportements à adopter et ceux à bannir.

Sécurité routière: miser sur la prévention

Offrir des outils aux jeunes pour qu’ils adoptent de bons comportements au volant. Voilà l’objectif du salon « Prévenir avant que ça arrive » en matière de sécurité routière organisé à l’école secondaire J.-H.-Leclerc de Granby mercredi.

Des kiosques étaient installés sur la place publique de la polyvalente pendant l’heure du dîner pour fournir aux étudiants une panoplie d’informations sur des sujets qui touchent la sécurité routière, et principalement les comportements à adopter et ceux à bannir au volant.

« C’est plus interactif. Les étudiants viennent, ils s’informent, ils vont piger à la carte. Comme les salons sont toujours interactifs et intéressants, ils passent du temps. Beaucoup d’élèves vont passer au fil (de l’heure) du midi », explique Éric Archambault, animateur de vie spirituelle et engagement communautaire à la polyvalente.

Par ailleurs, des finissants en techniques policières du Collège Ellis de Drummondville ont discuté avec les jeunes d’inconduites sexuelles qui peuvent survenir notamment lors des partys.

« On s’adresse aux jeunes de secondaire trois, quatre et cinq. On aborde beaucoup la notion du consentement », explique Kamille Leclerc, qui est parmi le groupe de sept étudiants impliqués dans le projet qui s’est soldé par la préparation d’une vidéo diffusée aux étudiants.

Conduite et cannabis

Des membres de la GRC ont aussi parlé des différentes drogues qu’ils ont saisies, dont certains comprimés qui sont vendus avec des marques connues des jeunes et qui ont l’apparence d’un bonbon alors qu’ils sont loin d’être inoffensifs et contiennent en fait différentes substances.

À deux pas de là, la conduite automobile après avoir consommé du cannabis était abordée par la Fondation CAA Québec. Les étudiants ont été invités à compléter un labyrinthe sur une feuille de papier, ce qui est réalisé entre 15 et 30 secondes.

Puis, en enfilant des lunettes de vision qui simulent l’effet ressenti après avoir consommé du cannabis, l’étudiant réalise le même exercice, mais il faut en moyenne cinq à six fois de plus de temps pour le compléter !

« Au deuxième labyrinthe, il y a beaucoup d’hésitation », fait remarquer Marie-Anne Pasieka, formatrice et animatrice pour la fondation. « Les choses ont l’air plus loin », estime Christopher, un étudiant qui s’est prêté au jeu.

Les policiers de Granby étaient aussi présents pour faire une expérience similaire d’une vision altérée après avoir consommé de l’alcool. Grâce à des lunettes spéciales, les adolescents essayaient — tant bien que mal — d’effectuer un court parcours en marchant sur des lignes. De toute évidence, l’équilibre en prenait un coup et les étudiants avaient du mal à réaliser le parcours.

Des étudiants en mécanique du Centre régional intégré de formation étaient également présents pour parler aux jeunes de l’importance d’avoir un véhicule en bon ordre et équipé de bons pneus. La liste des exposants a été complétée par la participation de la Société d’assurance automobile du Québec qui a parlé de tout ce qui concerne la conduite.

Deux à trois salons abordant différents thèmes sont organisés chaque année à la polyvalente. « Le but est toujours le même : donner des outils à nos jeunes pour adopter de bons comportements, apprendre à devenir un futur adulte responsable, bienveillant », indique M. Archambault.