Une recrudescence du vandalisme a été observée à Farnham. Des luminaires situés près de la rivière Yamaska ont notamment été endommagés.

Sécurité publique à Farnham: un comité voit le jour

Un comité local de sécurité publique vient d’être créé à Farnham. Les élus souhaitent qu’il devienne un guichet unique où les demandes et les plaintes concernant la sécurité publique seront acheminées et analysées. Des recommandations pourront ensuite être adressées au conseil municipal.

L’initiative de mettre en place un tel comité découle entre autres d’une recrudescence du vandalisme à Farnham, explique le maire Patrick Melchior. Des luminaires décoratifs ont été jetés au sol, des pots de fleurs ont été brisés, des feux à ciel ouvert ont été rapportés et le câble de la borne de recharge pour véhicules électriques dans le stationnement de l’hôtel de ville a été coupé. Ce sont là quelques exemples des méfaits qui ont été commis.

En plus de colliger l’information concernant ce type de problématique, le comité recevra également les demandes qui concernent la signalisation routière, l’ajout d’un arrêt obligatoire ou l’installation de dos-d’âne, par exemple. Ces demandes sont d’ailleurs nombreuses à l’arrivée du printemps. « Qu’est-ce qui fait que c’est bon pour l’un, mais pas pour l’autre ? , soulève François Giasson, directeur général à la Ville de Farnham. C’est la police qui est capable d’en juger. On a un parrain à la Sûreté du Québec. Pourquoi ne pas lui demander un avis ? »

Il en va de même pour l’adoption d’un nouveau règlement, cite en exemple le directeur général. « On peut faire des règlements, mais parfois la police te dit qu’elle ne l’appliquera pas. Donc ça ne sert à rien de faire un règlement », souligne M. Giasson.

Le comité local de sécurité publique sera donc composé d’un représentant de la SQ, du maire, du directeur général, des conseillers municipaux Vincent Roy et Nathalie Dépeault, du directeur des travaux publics, Michel Phaneuf, et du directeur du service de planification et d’aménagement du territoire, Benoît Larivière.

« Ma volonté, c’est que ce soit un guichet unique. Et après, on réussit à faire des recommandations probantes au conseil de ville, indique le maire Melchior. Je pense qu’on peut juste être plus efficace. »

Une première rencontre aura lieu d’ici septembre. Le comité devrait siéger au moins quatre à cinq fois par année.

Un modèle inspiré de Cowansville
Le modèle adopté par la Ville de Farnham est calqué de celui en place depuis mars 2014 à Cowansville. Son mandat est de fournir des avis et des recommandations au conseil municipal au niveau de la circulation et de la sécurité publique, explique Jade Lagacé, coordonnatrice administrative et agente en amélioration continue au service des infrastructures et des immobilisations à Cowansville.

Le comité reçoit les demandes et les étudie. Au besoin, il peut se référer à des organismes externes, comme la Sûreté du Québec, pour mieux analyser la demande et orienter sa décision. Une recommandation est ensuite formulée à l’intention des élus municipaux.

Les voies de communication pour ce type de dossier sont plus restreintes, ce qui permet un meilleur suivi des demandes. « C’est plus facile de cette façon », fait valoir Mme Lagacé.