Aidan Neil, originaire de Granby, a participé à la simulation internationale canadienne des Nations Unies.

Se prêter au jeu de l'ONU

Plus de 200 personnes ont eu l'occasion de simuler les travaux des différents comités de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Parmi eux, le Granbyen Aidan Neil, étudiant depuis trois ans à l'Université d'Ottawa.
La simulation internationale canadienne des Nations Unies (CANIMUN­) s'est déroulée à Ottawa du 23 au 26 février en anglais et en français. Les enjeux internationaux de l'heure ont été discutés par des étudiants venant de partout. 
Chaque étudiant devait représenter un pays. Dans le cas de l'étudiant de 20 ans, il parlait au nom du Royaume-Uni et de l'Irlande­ du Nord. 
« Les délégations font partie de différents comités de l'ONU et l'Université d'Ottawa faisait partie de l'UNESCO, explique Aidan Neil. On avait des sujets d'intérêt, on faisait des négociations et des discours pour parler de la vision de notre pays. »
La simulation de l'UNESCO devait aborder deux sujets précis. « L'inclusion et l'intégration des personnes LGBT+ tout en permettant la réalisation des cibles et objectifs du nouvel Agenda 2030 du Développement durable » a ainsi été discuté, peut-on lire sur le site Internet de la CANIMUN.
La liberté d'expression à travers le pluralisme des médias était aussi à l'ordre du jour.
« Il fallait faire des recherches pour trouver des informations sur les pays de notre choix, explique M. Neil. J'en ai fait beaucoup sur l'Irlande du Nord notamment sur leur position sur les droits des homosexuels. »
À la rencontre des vrais
Les étudiants avaient aussi l'opportunité de rencontrer les représentants des ambassades se trouvant à Ottawa - il y en a plus de 125 dans la capitale canadienne. Le jeune homme, qui fait un double baccalauréat en sciences politiques et en communications, s'est donc rendu au Haut-Commissariat du Royaume-Uni pour discuter des enjeux sur lesquels il allait débattre.
Une expérience « incroyable », selon M. Neil. « J'ai appris beaucoup. »
L'événement était aussi une occasion parfaite pour rencontrer des étudiants venus d'ailleurs. Dans l'équipe de l'UNESCO, neuf étudiants de l'Université d'Ottawa s'y trouvaient, de même que des jeunes du collège Dawson­, à Montréal, des universités Concordia, d'Alberta et de l'Île-du-Prince-Édouard.
Aidan Neil commence à être habitué des simulations politiques après avoir vécu à deux reprises celle du parlement d'Ottawa.
Des honneurs
Intéressé par la politique, le jeune homme rêve de travailler dans l'humanitaire après ses études. 
Il y a trois semaines, il a participé aux Jeux de la science politique, qui se tenaient à l'Université de Montréal­. Plusieurs universités francophones y étaient invitées. Une équipe francophone­ d'Ottawa a participé.
« Pour la première fois, l'Université d'Ottawa a remporté les jeux. C'était quelque chose ! Moi je faisais partie de l'équipe de sports, j'en étais le capitaine. J'assistais à des débats aussi. Je ne suis pas le meilleur pour débattre en français parce que je suis anglophone, mais je faisais pratiquer les porte-paroles. »
Une autre corde à son arc.