Le Service de sécurité incendie (SSI) de Dunham a organisé une simulation d’accident de motoneiges, samedi matin, avec les SSI de Bedford et Cowansville, et des ambulanciers de Cowansville. Trois victimes ont été évacuées de façon différente.

Se préparer à un accident de motoneige  [GALERIE PHOTOS]

« On a trois victimes. Une est blessée aux jambes, une autre au dos et une dernière à l’épaule. » Pour la première fois dans la MRC Brome-Missisquoi, des services de sécurité incendie ont organisé une simulation d’accident de motoneiges pour pratiquer les techniques d’immobilisation et d’évacuation.

Samedi matin, 8 h 30, quelques motoneigistes du Club de motoneige Baie-Missisquoi et de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec sont réunis à l’intersection du sentier fédéré et du chemin Cardinal, à Dunham. D'autres sont plus loin, dans une clairière, hors de vue. Ils s’installent pour la simulation: deux motoneiges, trois accidentés dans les buissons.

Sur le chemin, l’équipe de support aérien de Bromont se prépare à lancer l’un de ses drones dans les airs. Plutôt que d’aider à localiser les victimes, comme ce serait le cas lors d’un véritable sauvetage, ils sont là pour prendre des images vidéo à des fins de formation.

Aussitôt que le drone a trouvé les victimes, la motoneigiste qui joue le témoin compose le 9-1-1. La centrale d’appels d’urgence transmet ensuite les informations à l’équipe de Dunham, qui se trouve en caserne. La répartitrice les envoie à la balise la plus proche de l’accident. 

Rapidement, le lieutenant en poste à Dunham demande l’aide des services de Bedford, qui possèdent un véhicule utilitaire côte à côte, et de Cowansville, qui a un VTT. 

La caserne de Dunham possède pour sa part un Polar 75, une embarcation gonflable utile pour les sauvetages sur l’eau, sur un lac gelé, mais qui glisse aussi bien sur la neige. 

Des paramédicaux sont également en direction de l'accident.

Une équipe du Service de sécurité incendie de Bromont était présent pour prendre des images aérienne de l'opération avec un drone.

Tester les modes d’évacuation

« On veut voir comment on peut intervenir pour aller chercher des accidentés et par quel moyen on peut le faire, explique Patrick Cournoyer, directeur du Service de sécurité incendie de Dunham, qui organise la simulation. En ayant  trois options, on va voir laquelle fonctionne le mieux. » Les conditions de neige peuvent jouer un rôle dans le choix d’option.

La FCMQ était présente, mais ça ne sera pas nécessairement le cas s’il y a une vraie situation de sauvetage. « On pourrait être présent selon la demande des unités d’urgence, mais les patrouilleurs couvrent 33 000 km de sentiers à travers le Québec, donc on ne peut pas nécessairement être partout en même temps », mentionne Sylvain Laprade, agent provincial pour la fédération et vice-président du club local.

Lorsque les services d’urgence ont tout de même besoin de l’aide de motoneigistes, ils pourraient mobiliser des passants pour transporter des pompiers, des paramédics ou de l’équipement sur les lieux au besoin.

Communication

Lors de la simulation, deux paramédics et un superviseur étaient sur place. Une paramédic a été transportée sur les lieux de l’accident pour immobiliser les blessés, mais aussi pour prioriser les transports. 

« On est responsable des soins aux patients et les pompiers sont responsables de l’évacuation. C’est un travail d’équipe, souligne Guillaume Dostie, superviseur chez CAMBI à Cowansville. Cowansville a le droit d’intervenir en sentier. On est formé, on est équipé. Mais si on arrive et qu’on n’a pas de casque, on n’ira pas. S’il y a une montagne à monter et que le paramédic n’est pas capable, on n’ira pas. C’est toujours la sécurité en premier. »

La paramédic sur place est restée en communication avec son collègue, au poste de commandement, tout au long de l’opération. 

Chaque victime a été immobilisée sur une planche dorsale, la tête stabilisée. Puis, elle a été placée dans un panier de sauvetage qui, lui, a été installé sur un moyen de transport, que ce soit le bateau, le VTT ou le côte à côte.

« Ça s’est très très bien passé, commente Patrick Cournoyer. Il n’y a eu aucun point négatif majeur. Tout le monde a été agréablement surpris de l’événement. Ça n’a été que du positif. »

Dunham compte 19 km de sentiers de motoneige.