Partis en matinée de Sherbrooke, les participants ont parcouru les 139 kilomètres qui séparaient l’hôpital Fleurimont du Centre culturel St-John de Bromont, incluant un arrêt au Club Lions de Knowlton.

Se dépasser pour l’avenir des enfants

La canicule n’a pas refroidi les ardeurs de ceux qui pédalaient pour la bonne cause. Le Tour CIBC Charles-Bruneau était de passage dans la région, alors que des dizaines de cyclistes ont fait un arrêt à Lac-Brome, puis à Bromont, jeudi après-midi.

Partis en matinée de Sherbrooke, les participants ont parcouru les 139 kilomètres qui séparaient l’hôpital Fleurimont du Centre culturel St-John de Bromont, incluant un arrêt au Club Lions de Knowlton.

Ce parcours était l’une des neuf étapes de la randonnée à laquelle un demi-millier de cyclistes peuvent prendre part au profit de la Fondation Charles-Bruneau, qui finance la recherche en hémato-oncologie pédiatrique. Jusqu’à présent, près de 25 millions de dollars ont été amassés pour la bonne cause et on espère dépasser la récolte de 3,3 millions de dollars de l’an dernier.

« Ils ont chaud, mais ils ont encore la motivation ! Les gens sont tellement généreux, c’est inspirant ! » s’exclame Florence Breton, l’une des enfants « héros » de l’événement.

La Sherbrookoise de 14 ans est en rémission d’un cancer de la glande thyroïde, diagnostiqué en 2016 et ayant mené à l’ablation en deux temps de l’organe.

Son hospitalisation lui a permis d’être à même de comprendre à quoi servent les fonds amassés par la Fondation Charles-Bruneau. « J’ai rencontré d’autres jeunes qui souffraient de différents types de cancer. Certains ont dû subir de la chimiothérapie ; pour d’autres, la guérison n’était pas du tout possible. L’objectif, c’est qu’on puisse atteindre une enfance sans cancer [pour personne] », relate celle qui est aujourd’hui en bonne santé dans les circonstances.

« Je suis suivie de façon très serrée, mais ça va bien. J’ai beaucoup de chance », ajoute-t-elle.

Tomber en amour
« Pédaler à une pareille chaleur, c’est quelque chose ! Les cyclistes ont le visage rouge, ils sont couchés sur le sol avec les jambes dans les airs pour essayer de se rafraîchir », commente pour sa part Ève Landry. La comédienne en est à sa quatrième participation comme porte-parole de l’événement.

Recrutée par son collègue d’Unité 9 Paul Doucet, l’interprète de Jeanne Biron est devenue une fière ambassadrice de la virée cycliste. « Quand tu embarques dans le défi, tu tombes littéralement en amour », relate celle qui a fait des rencontres hautes en émotions à chacune de ses présences à l’événement, que ce soit avec des enfants guéris ou disparus, leur famille et les membres de la Fondation Charles-Bruneau.

« De voir tous ces cyclistes-là qui pédalent, malgré la chaleur et qui arrivent épuisés, encouragés par les familles... Il faut assister à l’arrivée finale des pelotons au moins une fois dans sa vie pour comprendre à quel point c’est merveilleux », renchérit-elle, soulignant à grands traits le courage et la persévérance des cyclistes.

« On s’entraide dans les moments les plus difficiles, explique Mme Landry. Il existe une incroyable solidarité entre les participants : personne n’est laissé derrière. Le Tour, ce n’est ni une course ni une compétition. »

Le fait d’avoir eu deux enfants depuis a donné un tout nouveau sens à son implication, ou a plutôt cimenté celle-ci.

« Juste d’imaginer qu’un de mes enfants pourrait avoir un cancer un jour... J’avais déjà une grande sensibilité pour la cause, ça me touchait déjà beaucoup, mais [cette perspective] ajoute une dimension de plus au Tour, à mes yeux », confie-t-elle.

La randonnée cycliste philanthropique, dont le départ a été donné mardi, prendra fin vendredi alors que les participants quitteront Bromont en matinée en direction de Boucherville, un sprint final de près de 145 kilomètres.

Pour faire un don : tourcibc.charlesbruneau.qc.ca