Les scarabées japonais se mettent à table en groupe...

Scarabées japonais en abondance: ogres au travail dans les jardins

Ils mesurent à peine un centimètre, mais ils ont un appétit d'ogre. Les scarabées japonais donnent des maux de tête à plusieurs jardiniers et amateurs d'horticulture de la région, a constaté La Voix de l'Est hier.
Richard Tétreault, un résidant de la rue du Témiscamingue, à Granby, a signalé le phénomène dans un courriel acheminé au journal. «J'ai jeté hier (mardi) la moitié d'une chaudière de cinq gallons remplie de scarabées japonais», a-t-il rapporté lorsqu'on l'a rencontré. 
M. Tétreault a disposé trois pièges sur sa propriété afin de capturer les petits insectes à l'abdomen vert métallique et aux ailes cuivrées. Mais cela ne les a pas empêchés de dévorer deux de ses vignes. L'an dernier, les scarabées japonais avaient fait bombance avec ses rosiers. 
Plusieurs de ses voisins sont d'ailleurs aux prises avec le même problème. Une petite tournée dans le quartier a permis de constater que l'un doit composer avec l'insecte dans ses framboisiers, l'autre, dans son chèvrefeuille. Une résidante du secteur a même dû se résoudre la fin de semaine dernière à couper les quelque 200 pieds de vignes vierges qui grimpaient autour de la clôture ceinturant une partie de son terrain. Les insectes indésirables en avaient pris possession.
Les scarabées japonais ne sont pas très difficiles. Ils se régalent de quantité de plantes: érable, pommier, orme, tilleul, rosier. Et c'est en groupes qu'ils se mettent à table... Une seule feuille peut en accueillir une dizaine! Lorsque les scarabées la quittent, elle est parsemée de trous.
«Il y a quatre ou cinq ans, il n'y avait pas de scarabée chez nous. Ça a commencé tranquillement pas vite. Mais l'an passé, c'était épouvantable. Et cette année, c'est pire», lance Richard Tétreault. Celui-ci multiplie d'ailleurs les recherches pour venir à bout de cet insatiable coléoptère.
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