Après quelques mois d’attente, les Granbyens n’avaient plus à quitter leur municipalité pour se procurer légalement du cannabis, avec l’ouverture, en juin, d’une succursale de la Société québécoise du cannabis.
Après quelques mois d’attente, les Granbyens n’avaient plus à quitter leur municipalité pour se procurer légalement du cannabis, avec l’ouverture, en juin, d’une succursale de la Société québécoise du cannabis.

Santé: plusieurs projets ont abouti en 2019

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
L’année qui s’achève a été, une fois de plus, riche en rebondissements et en événements. Et ce fut le cas dans le créneau de la santé, où les nouvelles se sont multipliées

Une Société du cannabis à Granby

Après quelques mois d’attente, les Granbyens n’avaient plus à quitter leur municipalité pour se procurer légalement du cannabis, avec l’ouverture, en juin, d’une succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC). De 15 à 20 emplois ont été créés par l’arrivée du commerce au 884, rue Principale, a fait savoir Fabrice Giguère, responsable des relations avec les médias pour la SQDC. Le magasin de Granby est devenu la troisième succursale de la Société québécoise du cannabis en Montérégie, après celles de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Brossard.

Du répit pour les proches aidants

Environ 200 nouveaux proches aidants de la Haute-Yamaska pourront bénéficier d’un peu de répit, alors que le CIUSSS de l’Estrie compte investir jusqu’à un maximum de 5 millions de dollars pour accroître son offre avec l’ajout de trois nouveaux services.  Le premier volet consiste en des blocs de quatre heures à domicile, selon les besoins des proches aidants. Environ 65 personnes pourront recourir à ce service, à raison d’une à deux fois par semaine, et ce, 24 h sur 24. La seconde option est une période de répit de 24 à 72 heures. Une cinquantaine d’usagers pourront choisir ce service. Du personnel pourra alors se déplacer à la maison. Il est également possible que la clientèle en perte d’autonomie soit amenée dans une installation externe spécialisée. Le répit de groupe vient boucler la boucle avec des activités diverses, notamment sous forme de jeux et d’exercices adaptés. Le CIUSSS prévoit approximativement 250 rencontres pour 45 usagers. Les résultats de l’appel d’offres lancé en septembre dernier ne sont toutefois pas connus, tout comme la date d’entrée en vigueur de ces nouveaux services.

Après des années de revendications, les ambulanciers de la région ont pu crier victoire : en novembre, le ministère de la Santé a annoncé un investissement de plus de 2,5 millions $ pour améliorer l’efficacité des services ambulanciers en Montérégie, mettant du même coup un terme aux horaires de faction.

Les horaires de faction enfin abolis

Après des années de revendications, les ambulanciers de la région ont pu crier victoire : en novembre, le ministère de la Santé et des Services sociaux a annoncé un investissement de plus de 2,5 millions $ pour améliorer l’efficacité des services paramédicaux en Montérégie. Cela mettait du même coup un terme aux horaires de faction décriés depuis longtemps par les ambulanciers, qui jugeaient désuète cette pratique qui obligeait deux ambulanciers à être disponibles en tout temps durant une semaine, après quoi ils avaient une semaine de congé. Les horaires de faction étant convertis à l’heure, cela signifiera que dans la région de Farnham, les citoyens profiteront de deux véhicules disponibles de jour, donc prêts à partir aussitôt une urgence signalée. Une réalité qui fera diminuer de façon considérable le délai d’intervention. La nuit, en travaillant à l’heure, les ambulanciers pourront là aussi agir beaucoup plus rapidement.

Étude sur la maladie de Lyme à Bromont

En avril, le conseil municipal de Bromont a donné le feu vert à une entente de services entre la municipalité et l’Université de Montréal pour réaliser un projet pilote de deux ans portant sur les souris et les tiques afin de mieux comprendre le processus de transmission de la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Un compte-rendu final est attendu avant le 31 décembre 2020. Dix sites ont été ciblés : cinq en périphérie de résidences privées et autant dans des endroits publics, notamment des parcs. Le budget global du projet pilote avoisine 250 000 $. Bromont investit près de la moitié de cette somme. De son côté, la MRC accorde environ 16 000 $ en 2019 et 31 000 $ l’année suivante. Ces montants seront déduits de l’enveloppe allouée par Bromont.

La pharmacienne Isabelle Dupont

Une pharmacienne sanctionnée

À la fin septembre, la pharmacienne granbyenne Isabelle Dupont a été sanctionnée par son ordre professionnel, qui lui a imposé des amendes totalisant 25 500 $. Mme Dupont, propriétaire de deux succursales Uniprix à Granby, avait plaidé à quatre chefs d’accusations, notamment pour avoir reçu près de 300 000 $ en des ristournes illégales, pour avoir vendu des renseignements sur sa clientèle et pour avoir utilisé un prête-nom pour acquérir ses commerces. Dans sa décision sur « culpabilité et sanction » émise le 9 septembre, le conseil disciplinaire de l’Ordre des pharmaciens du Québec stipule que la pharmacienne a menti à deux reprises lors de déclarations sous serment en septembre 2012. Elle a alors affirmé qu’elle « était l’unique propriétaire de deux pharmacies », omettant qu’elle avait conclu une entente de prête-nom avec un ancien collègue, Jonathan-Yan Perreault.

Le coup d’envoi de la construction du nouveau CHSLD de 176 places à Granby a eu lieu en avril, en présence du député de Granby et ministre des Transports, François Bonnardel.

Nouveau CHSLD à Granby

Après des années de tergiversation, Granby aura son nouveau CHSLD. C’est dans le tintamarre de la machinerie lourde que le coup d’envoi officiel des travaux a eu lieu en avril. Le décompte de 20 mois avant l’ouverture de l’immeuble de six étages, qui regroupera 176 places, était ainsi amorcé. Le projet permettra d’ajouter 56 places, alors que les patients du Centre Leclerc, sis à même l’hôpital de Granby à quelques pas du nouvel édifice, y seront transférés. Idem pour une partie des résidents des centres d’hébergement Horace-Boivin (Waterloo) et Vittie-Desjardins.

Chloé Sainte-Marie, Marguerite Blais et Christelle Bogosta, lors du lancement du projet du déploiement des 20 maisons Gilles-Carle

Vingt maisons Gilles-Carle en 10 ans

La Maison Gilles-Carle de Cowansville, qui offre du répit aux aidants, fera des petits ailleurs au Québec. Huit maisons qui s’inspireront de son modèle verront le jour d’ici 2021, et 12 autres d’ici 10 ans, a annoncé la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, en janvier. Une subvention de 200 000 $ a été accordée à la Fondation Maison Gilles-Carle pour assurer le déploiement du projet aux quatre coins du Québec. Boucherville et Shawinigan--Grand-Mère sont déjà embarqués dans l’aventure. Montréal, Longue-Rive, Gatineau, les Laurentides, Victoriaville (Arthabaska) et Brompton (Sherbrooke) sont les six autres villes ou régions où l’on doit implanter le modèle de la Maison Gilles-Carle.

Déménagement de l’équipe du Centre médical Robinson

Étant à l’étroit dans l’actuel Centre médical Robinson, tout le personnel qui y est affilié quittera l’endroit pour emménager dans une nouvelle clinique de trois étages à la fine pointe. En fait, le bail du centre médical se termine à l’été 2021 et ne sera pas renouvelé. Le projet, dont le coût est estimé à près de 11 millions $, verra le jour sur la rue York, sur un vaste site bordé par la rue Cartier et le boulevard Montcalm. Au départ, l’équipe était composée de 10 omnipraticiens. Quatre médecins de famille s’y sont greffé au fil des ans. À eux s’ajoute une quinzaine de spécialistes, ainsi que deux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) et quatre collègues cliniciennes. Sans compter une foule de professionnels : des travailleurs sociaux, psychologue et ergothérapeute, entre autres. Le promoteur du projet, Groupe Huot, devrait être actionnaire majoritaire. Des médecins se partageront les parts restantes. Le projet comportera une pharmacie. De plus, un service de radiologie est prévu.

L’urgence de l’hôpital BMP spécialisée pour les aînés

L’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP), à Cowansville, a développé une approche unique au Canada en mettant sur pied une équipe multidisciplinaire dédiée à la prise en charge des personnes âgées, de leur arrivée dans l’établissement jusqu’à leur retour à la maison. Le projet a pu voir le jour grâce à un don de 400 000 $ d’un philanthrope de la région à la Fondation BMP. Concrètement, l’équipe spécifique au projet pilote, qui s’échelonnera sur deux ans, est composée d’infirmières pour le triage et pour les soins aux patients. Une infirmière clinicienne « pivot » en gériatrie verra également la clientèle âgée. Elle assurera le suivi avec les médecins. Un préposé aux bénéficiaires spécialisé sera aussi mis à contribution. Deux bénévoles, formés par la Fondation BMP, feront également partie du groupe. L’approche d’une urgence dotée de personnel spécialisé pour les aînés est en vigueur dans des hôpitaux aux États-Unis. L’équipe de BMP souhaite pousser la démarche un cran plus loin en obtenant, d’ici deux ans, l’accréditation de l’American College of Emergency Physicians (ACEP).