Philip Pépin et Maxime Boisvert, posant devant leur bolide

Sanair: l’adrénaline et la passion des courses

Les courses commencent dans près d’une heure, mais ils sont déjà plusieurs dizaines installés dans l’enceinte de l’autodrome Sanair, à Saint-Pie. Comme chaque dimanche depuis le début de l’été, des amateurs de course automobile se donnent rendez-vous sur le site pour tester les capacités de leurs voitures.

Philip Pépin a les deux mains sous le capot de son véhicule. Accompagné de sa conjointe et son enfant, qui s’installent sous une tente dans le stationnement près de la piste d’un demi-mille (0,8 km), Philip fait les derniers ajustements sur sa voiture.

« Pour nous c’est aussi une sortie familiale. Parfois, ma blonde est tannée de m’entendre parler de voiture, mais elle aime quand même ça venir », assure-t-il.

« C’est l’fun ! assure la principale intéressée, Naomi. On s’installe ici et c’est l’occasion de voir des amies », ajoute-t-elle.

Comme des dizaines d’autres amateurs, Philip Pépin est venu à Saint-Pie dimanche pour s’inscrire aux courses amateurs d’un demi et d’un quart de mille. Il pourra librement s’inscrire et se mesurer à d’autres amateurs.

Préparation mécanique

À Sanair, le ronflement des moteurs est présent les jours de course comme une musique de fond. L’immense site de course peut accueillir plusieurs activités simultanément, ce qui charge l’atmosphère d’adrénaline.

Comme les autres amateurs d’accélération présents sur le site, Mike Oh, installé à quelques mètres de l’entrée de la piste, espérait faire un maximum de courses dimanche. « Peut-être une dizaine, ça dépend de la voiture », explique-t-il tout en vidant un bidon d’éthanol dans le réservoir de sa voiture.

Originaire de Blainville, Mike prend plaisir à retrouver ses camarades de course qui partagent une passion commune.

Philip Pépin et Maxime Boisvert, qui possèdent tous les deux le même modèle de voiture Chrysler, s’affairent eux aussi aux derniers préparatifs de leurs bolides.

« Je laisse le capot ouvert, mais ce n’est pas pour impressionner la galerie, mais pour rafraîchir la voiture. Plus le moteur est frais et meilleures seront les performances, c’est pour ça qu’on peut pas courser toute la journée », assure-t-il.

Aux courses d’un demi-mille et d’un quart de mille, les voitures présentes peuvent toutes circuler légalement sur les routes québécoises. Les coureurs du dimanche ajustent toutefois leur voiture pour de meilleures performances, notamment en changeant les pneus.

Investissements 

Tous les passionnés rencontrés par La Voix de l’Est le reconnaissent, la passion des courses n’est pas accessible à toutes les bourses.

« C’est comme une drogue, c’est impossible de s’arrêter. Il y a toujours des nouvelles pièces à installer pour améliorer les capacités de la voiture. C’est une drogue, mais contrairement à d’autres choses, au moins il te reste quelque chose entre les mains », reconnaît Philip Pépin.

Si les voitures de base sont souvent déjà dispendieuses, les amateurs peuvent investir jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars par année. « Il n’y a pas grand-chose d’origine dans ma voiture, explique Philip Pépin. Le caisson de la transmission peut-être ! », blague-t-il.

Les investissements permettent de décupler les performances et l’adrénaline des coureurs. « Mais la puissance ce n’est pas tout, reconnaît Maxime Boisvert. Il faut surtout bien connaître son véhicule. Nous n’avons pas quatre roues motrices, on ne peut pas seulement mettre le gas dans le fond parce qu’on va seulement spinner. Il faut faire beaucoup de courses pour savoir comment aller chercher la traction. »

Le site de course Sanair organise des courses amateurs ouvertes au public les vendredis et dimanches depuis le début de l’été.