Le Salon priorité emploi se tenait pour une 21e année, mercredi à Granby, avec plus de 2000 postes à pourvoir.

Salon priorité emploi: les employeurs en mode séduction

Le 21e Salon priorité emploi se tenait mercredi de midi à 19 h, au Centre des congrès de Granby, à l’hôtel Castel, avec plus de 2000 postes à pourvoir. En raison de la rareté de la main-d’œuvre, la Société de formation industrielle de l’Estrie (SOFIE) a dû composer cette année avec une demande plus grande que l’espace disponible pour les employeurs.

« On avait 82 espaces et on a réussi à faire deux espaces de plus hier (mardi), souligne Julie Veillette, directrice générale de la SOFIE. On avait une liste d’attente, alors on a appelé deux entreprises qui étaient contentes d’être là. Quand on compte aussi les organismes d’employabilité et les organismes qui offrent de la formation, ça nous amène à 99-100 exposants. »

En moins d’un mois, les espaces réservés aux employés étaient déjà pleins. Une dizaine d’employeurs participaient d’ailleurs pour la première fois à ce rendez-vous annuel de l’emploi. 

Difficile de chiffrer le nombre exact de postes disponibles qui étaient offerts, mais Mme Veillette estime qu’il y en avait plus de 2000. Certaines entreprises n’ont pas d’emplois disponibles, mais participent néanmoins afin de renflouer leur banque de candidats.

Une fois de plus, les offres d’emplois provenaient de domaines très variés. Les kiosques sont généralement positionnés de sorte que les entreprises soient bien mélangées, mais la SOFIE avait cette fois-ci prévu un espace réservé aux entreprises de tourisme de la région.

« La tendance est renversée »

Du côté des visiteurs, il y avait comme toujours des chercheurs d’emploi, mais aussi des employés à la recherche de meilleures conditions.

« Il y a des gens déjà à l’emploi qui profitent de l’occasion pour venir faire un tour et voir les différences au niveau des avantages sociaux, des types d’emplois disponibles. La tendance est renversée », remarque la DG de la SOFIE face au rapport de force que détiennent maintenant les chercheurs d’emploi dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Un autobus transportant des nouveaux arrivants était par ailleurs attendu en après-midi. L’autobus, venu de Montréal, a fait la tournée de Granby avec Granby Industriel en avant-midi. « Ils ont été présentés à des organismes de la région et ils viennent faire le tour du salon. »

Sur place, les employeurs fournissaient des informations sur leur entreprise et les emplois disponibles. Ils redirigeaient, pour la plupart, les visiteurs sur leur plateforme web pour postuler. Par contre, un espace discret avait été aménagé dans une autre salle pour faire une première entrevue. 

« Quelques fois, on a spontanément des candidats coups de cœur qu’on rencontre et qu’on ne veut pas laisser partir, affirme Mme Veillette. C’est un peu inconfortable dans l’allée avec plein de monde autour, alors on se dirige dans une zone d’entrevue et c’est plus convivial. On veut avoir le temps de prendre du temps de qualité. Généralement, il y a deux personnes par kiosque, alors on peut en libérer une qui fait l’entrevue. S’il y a des atomes crochus, c’est ensuite intéressant de poursuivre avec une entrevue officielle dans les locaux de l’entreprise. Mais déjà là, on peut amorcer ce processus-là sur place. »

Environ un millier de personnes étaient attendues pour ce 21e Salon priorité emploi.