Environ 80 personnes ont participé au premier Salon performance environnementale, à Cowansville, jeudi.
Environ 80 personnes ont participé au premier Salon performance environnementale, à Cowansville, jeudi.

Salon performance environnementale: déjà de la demande pour un deuxième colloque

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Environ 80 personnes ont profité d’une journée de conférence et de réseautage pour se pencher sur la question du développement durable, jeudi, à Cowansville. Le Salon performance environnementale était organisé pour la première fois, mais déjà la demande a été formulée pour une deuxième mouture en 2020.

Le colloque était organisé par le CLD Brome-Missisquoi, l’OBV Yamaska ainsi que par la firme de consultation spécialisée, Essor Environnement.

« Au départ, c’était une initiative d’Essor Environnement, explique Geneviève Mongeau, directrice générale de la firme. On voulait offrir une journée pour offrir des outils et présenter les subventions disponibles pour mettre en place des projets volontaires au niveau de l’environnement. On a fait un beau partenariat avec le CLD parce qu’on trouvait très important de présenter la Table des entreprises en développement durable (TEDD) et la Symbiose industrielle. »

Puis s’est inséré l’OBV Yamaska dans l’organisation. L’organisme planifiait une demi-journée de conférences pour présenter son projet Rékeau, qui vise à impliquer les entreprises pour préserver l’eau dans le bassin versant. Le partenariat entre ces organisations s’est donc fait tout naturellement.

Vaste choix de conférences

Une série de conférences a meublé la journée, jusqu’en milieu d’après-midi, moment où les participants étaient invités à réseauter et à discuter avec les représentants d’entreprises et d’organismes qui tenaient kiosque sur place.

« On a donné une conférence sur la gestion des matières résiduelles, sur la gestion de l’eau, l’efficacité énergétique, les gaz à effets de serre, la responsabilité sociétale, énumère la conseillère en développement durable au CLD Brome-Missisquoi, Oriana Familiar. Il y a plusieurs façons pour agir au niveau des entreprises, peu importe le secteur d’activité ou la grandeur de l’entreprise. On a ainsi offert des exemples d’initiatives locales. »

Des grandes entreprises comme GE Aviation et IBM, ainsi que des PME, dont un entrepreneur, Jérémie Postel, qui est le seul salarié de son entreprise de miel et de kombucha au sapin, étaient sur place.

La directrice générale d’Essor Environnement, Geneviève Mongeau et la conseillère en développement durable au CLD Brome-Missisquoi, Oriana Familiar.

M. Postel était venu chercher des outils, mais aussi tenter de tisser des liens avec d’autres entrepreneurs comme lui. Il constate que les options sont difficilement applicables à son échelle en raison des coûts. Il réfléchit cependant à une façon de réunir des petits producteurs pour partager une machine qui permettrait de laver efficacement les pots de verre avant l’embouteillage et ainsi partager les coûts.

Gino Ladouceur, technicien en assainissement des eaux chez GE Aviation, a profité de la journée pour se faire des contacts et pour voir s’il y a de nouvelles façons de faire au niveau du développement durable qui leur serait utile. L’entreprise est l’une des premières à avoir utilisé l’outil Rékeau. Depuis des années, d’ailleurs, il y a un travail important qui se fait pour traiter les eaux usées.

« On veut toujours s’améliorer, dit-il. GE veut être un leader en environnement. Si on peut participer à l’amélioration du bassin versant et s’améliorer nous-mêmes, on est ouvert à ça. »

Marie-Josée Fleury, directrice de DeltaGomma, a d’abord participé au Salon puisqu’il s’agissait du dernier rassemblement des participants de la TEDD avant 2020. Le réseautage lui a permis de créer de nouveaux liens, d’autant plus qu’il y avait beaucoup plus de gens qu’à l’habitude grâce à la force du regroupement de trois organisations.

Son entreprise fait dans l’économie circulaire. DeltaGomma récupère du plastique et du caoutchouc usés pour leur redonner une nouvelle vie.

Mme Fleury est ainsi toujours à la recherche de nouvelles façons de récupérer ces matières, d’autant plus que le marché de la récupération est beaucoup moins rentable qu’avant.

Subventions

La journée permettait également de découvrir toutes les subventions qui sont proposées pour des actions vertes.

« On a fourni à tous les participants, et on va le mettre en ligne aussi pour ceux qui n’ont pas venir, un document qui résume tous les outils et subventions différents, ajoute Geneviève Mongeau. Ce sera bientôt sur notre site. »

Les participants « repartent avec des idées d’entreprises qui peuvent les soutenir dans leurs démarches, poursuit Oriana Familiar, mais aussi des outils concrets, des références, des programmes de subvention. Quand ils retourneront dans leurs entreprises, ils pourront mettre en place des actions concrètes. »