Bruno Gauvin du Potager Gauvin connaît une mauvaise saison 2014.

Saison des fraises : bonne pour certains, piètre pour d'autres

Difficile de généraliser, quand vient le temps d'évaluer la saison des fraises. Chaque producteur possède sa propre réalité, variable d'une adresse à l'autre.
Le Maraîcher Côté à Saint-Paul-d'Abbotsford connaît une saison «extraordinaire et d'abondance» cette année. David Côté attribue cette situation favorable aux façons de faire de l'entreprise. «On a su adapter nos méthodes de culture. Et on a eu de la chance», dit-il. 
Le producteur pratique notamment la plasticulture - qui permet à la pluie de ruisseler des deux côtés des buttes de plantation -, plante ses fraisiers à différentes dates et a complètement éliminé les herbicides. «Et nos fraises sont seulement deux ans en culture au même endroit. On a ainsi moins de chances d'avoir des maladies», explique David Côté. «Et la beauté de 2014, c'est que les fraises d'été et les fraises d'automne vont se chevaucher parfaitement.»
Les choses vont aussi rondement au Terroir de Dunham, où on dit connaître une bonne saison. D'autres, cependant, n'ont pas cette chance. Chez Le Roi de la fraise, un lopin de trois acres et demi à Granby, soit environ 15 000 plants, a été affecté, entraînant des pertes financières certaines. Après quelques jours de cueillette, les fraisiers ont séché, rendant les fruits amers. Il a fallu tout arracher.
Mystérieux virus?
Quant à savoir si le coupable est l'un des fameux virus qui ont ravagé certains champs de fraises du Québec cette année, rien n'est moins sûr. Le propriétaire du Roi de la fraise, Gino Maynard, du moins, n'a aucune confirmation. «On va avoir l'heure juste bientôt, car des analyses seront faites. Mais j'ai plus l'impression que c'est la racine noire, due à un surplus d'eau», croit-il.
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