Le lot du 169 Principale sera mis en vente par la municipalité après sa décontamination.
Le lot du 169 Principale sera mis en vente par la municipalité après sa décontamination.

Sainte-Cécile-de-Milton souhaite décontaminer un terrain du noyau villageois

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Dans ses efforts pour améliorer le coeur de son village, Sainte-Cécile-de-Milton poursuit ses démarches pour décontaminer un terrain acquis il y a quelques années.

L’ancien atelier de mécanique/station-service, abandonné et en piètre état, avait été acquis par la municipalité à cette époque pour deux raisons, explique le maire Paul Sarrazin. L’emplacement de la propriété du 169 Principale était clairement intéressant, «mais ce qu’on voulait surtout, c’était d’enlever ce bâtiment du paysage et de donner une plus-value au site», indique-t-il, en précisant que la transaction s’était élevée à 60 000 $.

Après la démolition, il fallait cependant s’assurer qu’aucune contamination résiduelle ne subsistait à cet emplacement. «Ce n’est pas une contamination importante, mais le processus est le même, peu importe le degré. Il faut le faire.»

Un mandat pour l’étude de faisabilité visant la réhabilitation du lot a été confié à la firme Laforest Nova Aqua au montant de 26 000 $, dont la moitié sera épongée par un octroi provenant du Fonds municipal vert (FMV).

Selon M. Sarrazin, une partie du terrain contient des métaux et des hydrocarbures, sans que la nappe phréatique soit toutefois affectée.

Plusieurs étapes, dit-il, seront encore nécessaires auprès du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques avant que le plan de réhabilitation soit accepté et mis en oeuvre.

Une nouvelle demande de subvention pourrait d’ailleurs être déposée au même Fonds municipal vert pour financer une partie de la décontamination, affirme le maire. Ce dernier prévoit pouvoir procéder à cette étape en 2022.

À vendre

Une fois assaini, le terrain de 45 000 pieds carrés sera mis en vente par la municipalité. Tout calculé, Paul Sarrazin estime que la propriété aura coûté environ 100 000 $. «On ne veut pas faire d’argent avec ça. Déjà, c’est une amélioration d’avoir un beau terrain gazonné avec des arbres dans le coeur du village. On espère maintenant recevoir un projet intéressant pour le bonifier encore plus. C’est une belle occasion pour la municipalité.»

M. Sarrazin fait remarquer qu’en se voyant offrir un terrain conforme et clé en main, un promoteur intéressé pourrait y construire un commerce, un bâtiment unifamilial ou multifamilial. «Le but, c’est qu’un futur acquéreur n’ait pas de souci pour construire.»