Le copropriétaire de l'École du 3e rang, Robert Brien, accompagné du président de la Coalition du Pacte rural et initiateur du Pays de la poire, Jacques Sauvé, derrière.

Saint-Joachim-de-Shefford: le Pays de la poire n'est pas mort

«Ce n'est pas la fin du Pays de la poire, c'est un début.» Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford, René Beauregard, s'est fait rassurant, hier, au sujet de ce projet lancé en 2005 dans la municipalité et dont les résultats tardaient à se concrétiser.
Cet espoir passe en partie par les propriétaires de l'École du 3e rang, Vignoble et cidrerie, qui ont planté 1000 poiriers et récolté les premiers fruits. Leurs produits à base de poire sont aujourd'hui commercialisés sous forme de gelée, de confitures, et de boissons alcoolisées. Le poiré de glace, le cidre aromatisé et le poiré mousseux font tranquillement leur place sur le marché. À sa première sortie officielle, le poiré de glace Classe neige a d'ailleurs raflé l'or à la Coupe des nations 2014, a laissé savoir le copropriétaire du vignoble, Robert Brien.
Malgré la nature capricieuse - et très rocailleuse - du sol de Saint-Joachim, le couple a réussi à en tirer le meilleur. «Avec les années de production, on se rend compte que le terroir a sa couleur et que la terre rocheuse donne un goût minéralisé à ses fruits, goût qui se démarque agréablement dans les produits, un goût recherché», d'ajouter M. Brien.
Lui et sa conjointe Nancy Gauthier s'occupent également des 200 poiriers plantés par la municipalité il y a quelques années. Le maire Beauregard a rappelé qu'à l'époque, le Pays de la poire était le premier véritable échelon dans la transformation de l'image de la municipalité, aujourd'hui reconnue au Québec pour son dynamisme et ses initiatives citoyennes. Et que bien des gens étaient réticents à l'idée d'y faire pousser des poiriers. «Aujourd'hui, on voit des avantages à avoir autant de roches. On voit aussi qu'il est possible de faire pousser autre chose que du foin ici.»
Le président de la Coalition du Pacte rural et initiateur du Pays de la poire, Jacques Sauvé, s'est réjoui de voir les Gauthier-Brien prendre ce projet à bras-le-corps. «Le Pays de la poire est toujours en vie et j'en suis particulièrement fier puisque quelqu'un à Saint-Joachim a cru en ce projet et a décidé que la poire serait un des produits vedettes de son entreprise.»
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