Leur demande d’agrandissement ayant été rejetée, les propriétaires d’Estampillage Leduc ont décidé de revoir leurs plans.

Sa demande d'agrandissement rejetée: une PME doit revoir ses plans

Le conseil municipal de Granby ayant rejeté, sur division, son projet d’agrandissement, Estampillage Leduc a révisé ses plans et misera plutôt sur la rénovation de ses installations existantes.

« On va continuer notre demande de PPCMOI [Projet particulier de construction, de modification et d’occupation d’un immeuble] pour régulariser notre situation et rénover nos bâtisses », a affirmé jeudi la copropriétaire de l’entreprise familiale, Dominique Leduc.

Cette dernière et son frère, Danny Leduc, ont dû réviser leurs plans in extremis, à la lumière de la décision prise par les élus lors de la dernière séance du conseil municipal en début de semaine.

Si Stéphane Giard, Jean-Luc Nappert, Alain Lacasse, Jocelyn Dupuis et Denyse Tremblay étaient en faveur d’un agrandissement de l’entreprise, qui a pignon sur la rue Leduc, Robert Vincent, Julie Bourdon, Catherine Baudin et Éric Duchesneau ont adopté la position contraire.

Le maire suppléant, Robert Riel, a également manifesté son désaccord, ce qui a eu pour effet de rejeter la demande.

Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) avait également recommandé au conseil municipal de ne pas accepter la demande d’agrandissement. Parmi les arguments évoqués : l’usage industriel du site, qui n’est pas souhaitable dans une zone résidentielle.

« On essaie de redéfinir le territoire et de ramener les industries dans une place : le parc industriel de Granby », a souligné le conseiller municipal responsable des dossiers de développement urbain, Robert Vincent.

Le conseiller municipal du district, où la PME a ses locaux, Stéphane Giard, n’a toutefois pas caché sa déception. Il a notamment souligné que l’entreprise est adossée à un champ et compte peu de voisins, étant située dans une rue « en fer à cheval ».

Plus efficace

Dominique Leduc dit toutefois avoir appris lundi soir avec étonnement que certaines pratiques de l’entreprise, fondée en 1967 dans le secteur du Canton par son père, n’étaient pas conformes, notamment en matière d’entreposage.

Elle croyait aussi qu’Estampillage Leduc avait un droit acquis. Mais il n’en serait rien.

À la suite d’une rencontre jeudi matin à l’hôtel de ville avec un urbaniste, un inspecteur et le directeur général de Granby Industriel, il a cependant été résolu par la nouvelle génération de Leduc à la barre de l’entreprise depuis la fin des années 1990 de régulariser, dans un premier temps, la situation.

Par la suite, elle verra comment elle pourrait rénover et optimiser ses installations actuelles. Estampillage Leduc, qui compte cinq employés, agit comme sous-traitant dans la fabrication de composantes de métal.

« On ne veut pas grossir l’entreprise pour monter à 20 employés. On veut juste avoir de la place pour mettre notre matériel à l’intérieur et pouvoir fonctionner de façon plus adéquate », dit Dominique Leduc.

Celle-ci affirme que la PME est actuellement sur une belle lancée. D’où sa recherche d’efficacité.

« On a eu des années dures et là, on est dans des belles années. On a besoin d’espace », souligne la copropriétaire.

L’entreprise peut entre autres compter depuis quelques années sur un nouveau client pour lequel elle produit des tuiles de toit et de revêtement mural extérieur en aluminium et en acier.

« On va faire avec ce qu’on a, philosophe la dirigeante de l’entreprise familiale. On veut juste être correct et continuer à faire ce qu’on fait. »