«Ça fait au moins deux semaines qu’on en n’a plus. On n’a pas pu répondre à la demande. On est d’avis que si on en avait eu davantage, on les aurait tous vendus aussi!» lance Annie Privé, copropriétaire de la chocolaterie Fleur de Sel, à Granby.
«Ça fait au moins deux semaines qu’on en n’a plus. On n’a pas pu répondre à la demande. On est d’avis que si on en avait eu davantage, on les aurait tous vendus aussi!» lance Annie Privé, copropriétaire de la chocolaterie Fleur de Sel, à Granby.

Ruée vers les calendriers de l’avent

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Décembre est à nos portes. Parlant de portes, nombreux seront ceux qui ouvriront la première de leur calendrier de l’avent ce mardi. Or, ceux qui n’ont pas encore leur calendrier devront se hâter ou se tourner vers d’autres options, car plusieurs chocolateries et confiseries de la région sont en rupture de stock.

«Ça fait au moins deux semaines qu’on n’en a plus. On n’a pas pu répondre à la demande. On est d’avis que si on en avait eu davantage, on les aurait tous vendus aussi!» lance Annie Privé, copropriétaire de la chocolaterie Fleur de Sel, à Granby.

Même son de cloche chez Colombe Ménard, célèbre chocolatière d’Ange-Gardien qui, en plus de ses calendriers de l’avent, a fait fureur avec ses sphères chocolatées qu’on fait fondre dans une tasse de lait chaud. Un produit «imité, mais jamais égalé», selon l’artisane, dont les offrandes ne sont disponibles qu’à son atelier-boutique de la route 235 et dans trois points de vente de Granby.

«L’engouement est là depuis septembre, relève-t-elle. Aussitôt que ma saison d’automne a démarré, les gens ont été au rendez-vous. C’est fou, c’est au-delà de toute espérance!»

Colombe Ménard, célèbre chocolatière d’Ange-Gardien qui, en plus de ses calendriers de l’Avent, a fait fureur avec ses sphères chocolatées qu’on fait fondre dans une tasse de lait chaud.

La demande est effectivement plus forte et plus hâtive qu’à l’ordinaire, confirme Mme Privé. «Les gens s’y sont pris plus tôt pour commencer leurs achats des Fêtes», remarque-t-elle.

Mme Ménard estime que les Québécois ont entendu le premier ministre François Legault lorsque celui-ci a invité les Québécois à s’y prendre plus tôt pour faire leurs emplettes des Fêtes. «Ça reste que je me demande s’il ne se garde pas une marge de manoeuvre pour peut-être nous fermer pour les Fêtes...» laisse-t-elle tomber.

Rareté

Outre ceux, plus génériques vendus en épicerie et dans les magasins grande surface, les calendriers de l’avent «gourmets» semblent être une rareté à la veille de leur ouverture, signe que les gens ressentent le besoin de se chouchouter et de rendre plus doux le dernier mois de cette année mouvementée.

Aussi bien au Loupiot, tanière familiale qu’au Musée du chocolat, à Bromont, tous les calendriers de l’avent étaient également écoulés. Nous avons tenté de prendre le pouls d’autres boutiques aux étalages alléchants, mais celles-ci sont fermées le lundi.

À la mi-novembre, la confiturière de renommée internationale Nathalie Daguzan, dont l’atelier-boutique se situe sur la rue Principale à Granby, confiait à La Voix de l’Est avoir fait des affaires en or avec son calendrier de l’avent aux confitures. Les 80 exemplaires initiaux ont trouvé preneur en l’espace de quatre jours, si bien qu’une centaine d’autres calendriers ont dû être préparés. Du nombre, 75 sont réservés et une dizaine sera vendue en boutique. « C’est la folie ! On ne pensait pas que ça se vendrait aussi vite », avait-elle alors affirmé celle dont le chiffre d’affaires a doublé depuis le printemps.

«Tout le monde a de quoi trouver un calendrier à son goût, renchérit Mme Ménard. On l’a vu avec le chocolat, bien sûr, mais aussi avec des fromages, des thés... Les gens sont de plus en plus conscients que lorsqu’on encourage l’économie d’ici, on pose un geste pour aider un ami. En plus, quand c’est fait ici, ça goûte chez nous!»