En 2015, Pierre Dion avait affirmé à La Voix de l'Est que la plainte était une vengeance politique à son endroit.

Rougemont: le conseiller Pierre Dion peut siéger

Le conseiller Pierre Dion est éligible à siéger à l'hôtel de ville de Rougemont, a réitéré le commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du Territoire (MAMOT), après avoir réexaminé une plainte formulée à l'endroit de l'élu.
Rappelons qu'une plainte a été déposée auprès du MAMOT au cours de l'été 2015. Selon le plaignant, M. Dion était inéligible à siéger parce qu'il n'habiterait pas à Rougemont.
La plainte faisait aussi état d'une situation de conflits d'intérêts, alors qu'en juin de la même année, le conseiller s'était prononcé en séance sur un enjeu touchant son propre développement immobilier. 
À l'assemblée suivante, M. Dion avait déclaré qu'étant le promoteur du projet, il n'aurait pas dû s'exprimer. Le tout a été ajouté au procès-verbal de la séance précédente avant son approbation, ce soir-là. La reprise du vote n'a pas été réclamée.
Après un premier examen de la plainte, en septembre 2015, le commissaire Richard Villeneuve avait avisé le plaignant et la municipalité qu'il n'avait aucun motif d'intervenir puisqu'il a été déterminé que M. Dion possédait une résidence à Rougemont, qu'il identifiait comme étant son domicile sur plusieurs pièces d'identité. 
Nouveaux éléments
En décembre dernier, le commissaire Villeneuve a de nouveau analysé la plainte à la demande du plaignant, et ce, pour inclure l'allégation de conflit d'intérêts de juin 2015, a-t-on pu apprendre lors de la séance régulière de lundi soir, où cette seconde décision a été déposée. 
Le réexamen de la plainte n'a toutefois pas fait changer son fusil d'épaule au commissaire, qui écrit que « bien que M. Dion puisse ne pas s'être conformé à l'obligation de divulgation (...), nous prenons acte qu'il s'agit d'un événement isolé et qu'il a néanmoins fait preuve de transparence en divulguant son intérêt dès la séance suivante. En conséquence, le Ministère n'interviendra pas davantage sur cet élément. »
En 2015, M. Dion avait affirmé à La Voix de l'Est que la plainte était une vengeance politique à son endroit. « C'est sûr. C'est une jalousie parce qu'il a voulu acheter mes terrains et que j'ai refusé », disait-il de l'individu qu'il n'a pas voulu nommer.
Pierre Dion n'a pas retourné notre demande d'entrevue logée à son domicile mardi.