Le robot de FENIX4947 a été remarqué pour la créativité utilisée dans la technologie permettant de déposer les ballons et poser les panneaux d’écoutille.

Robotique FIRST: un prix pour l’équipe de Massey-Vanier

Ils étaient les seuls à pouvoir déposer des ballons au troisième et dernier niveau de la fusée. Leur ingéniosité leur a valu un prix. Les jeunes de FENIX4947, de l’école secondaire Massey-Vanier, ne se sont pas rendus en finale de l’étape provinciale de la compétition Robotique FIRST, mais ils ont tout de même rapporté un trophée avec eux, soit celui de la créativité.

De jeudi à samedi, des épreuves opposaient des robots de l’espace au Stade olympique de Montréal. Des équipes de partout à travers le Québec ont créé des alliances pour se battre contre d’autres.

Les robots conceptualisés par des jeunes devaient être en mesure de ramasser et de déposer des ballons dans les cargaisons et les fusées ainsi que de prendre et placer des panneaux d’écoutille sur ces mêmes stations. Les robots avaient aussi pour tâche de se soulever pour monter sur un podium de 6 ou 19 pouces.

Après s’être classée en 23e position sur 42 équipes vendredi, FENIX4947 a revu sa stratégie pour les compétitions de samedi. Elle s’est concentrée sur la pose de panneaux d’écoutille. « Peu d’équipes s’étaient spécialisées là-dedans. On a pu grimper dans les rangs et se rendre en quarts de finale », raconte Manon Brien, mentore et technicienne en travaux pratiques.

Éliminée en quarts de finale, l’équipe FENIX4947 a ramené le prix de la créativité. « La pièce de notre robot qui a fait qu’on a gagné le prix, est certainement celle qui permettait de ramasser les ballons, croit Mme Brien. Le ballon arrive par en dessous avec une espèce d’aspirateur. On a un système de roues qui fait monter le ballon dans le robot jusque dans une boite de plexiglas, placée sur un bras qui peut monter jusqu’au dernier niveau. »

L’équipe cowansvilloise était la seule à être capable de déposer un ballon aussi haut, mais son système pour les panneaux d’écoutille a été le plus utile puisque ces panneaux empêchaient les ballons de ressortir de la cargaison et des fusées.

« Pour les panneaux d’écoutille, notre permettait de ramasser les panneaux de face et, ensuite on pouvait aller les placer à la hauteur qu’on voulait. »

Quant au podium, le robot du FENIX4947 a réussi à grimper sur la marche de six pouces.

Ingéniosité

« Les élèves ont beaucoup participé à l’élaboration de ces systèmes-là, commente Mme Brien. Nos élèves ont été capables de proposer au moins une douzaine de dessins techniques. J’étais impressionnée par la qualité des présentations qu’ils nous ont faites. Notre mentor en chef, un ingénieur, était lui-même très impressionné. »

L’ingénieur en question travaille avec l’équipe depuis ses débuts, en 2013. Selon Mme Brien, il voit une grande progression des élèves au fil du temps.

L’équipe a grandi à la vitesse grand V. Avec 72 élèves, sans compter les mentors provenant de domaines connexes, FENIX4947 rejoint aujourd’hui 400 % plus d’élèves que lors de sa fondation. Et cette progression se poursuivra à la prochaine année scolaire.

Manon Brien s’attend alors à ce que 100 jeunes participent au programme de robotique.