Les jeunes de l’équipe FENIX4947 en sont à leur dernier sprint pour la préparation de leur robot.

Robotique FIRST: la construction va bon train

Les 72 jeunes de l’équipe FENIX4947 du programme de robotique de l’école secondaire Massey-Vanier en sont à leur dernier sprint en vue de la compétition régionale qui aura lieu du 28 février au 2 mars au Stade olympique de Montréal.

Une fois le scénario du concours de robotique FIRST a été dévoilé par la NASA le 5 janvier dernier, les élèves ont eu 45 jours pour concevoir et produire un robot capable de réaliser le plus de défis possibles inclus dans le scénario imposé.

L’équipe s’est rencontrée quatre soirs par semaine, du lundi au jeudi, en plus du samedi. La fin de semaine qui vient ainsi que la prochaine, des rencontres se feront aussi le dimanche. Les mentors, enseignants et élèves en auront plein les bras pour peaufiner les derniers détails de leur construction. « Il reste deux semaines et la pression monte », lance Manon Brien, technicienne en travaux pratiques.

Tâches et statistiques

Parmi la grande équipe formée d’élèves du 1er jusqu’au 5e secondaire, une foule de tâches ont été attribuées selon les habiletés de chacun. Les élèves ont dû soumettre leur candidature pour les postes qui les intéressaient. Parmi ceux-ci, notons celui de messager, d’animateur, d’analyste, de pilote et de copilote.

Étuadiant en 4e secondaire, William est un amateur de statistiques. L’an dernier, il s’est chargé d’analyser les matchs afin de noter et d’enregistrer les points effectués par le robot dans un document Excel.

« Ça permet de faire les meilleurs choix pour les alliances et d’identifier le meilleur robot en temps réel », explique William.

« William a été tellement imposant l’an passé qu’on a créé un département de statistiques », mentionne l’enseignant Joël Bergeron.

Un autre élève de 4e secondaire hésite quant à lui à se prononcer à savoir si le robot est fin prêt. Il ne se gêne tout de même pas d’affirmer que la meilleure qualité du robot s’avère le lever du ballon. « On travaille aussi à ce que le robot puisse se surélever d’au moins un pied pour embarquer sur les paliers », ajoute-t-il.

Simon, un des mentors, avoue qu’il adore venir passer ses soirées avec les jeunes. Après avoir terminé sa journée chez GE, il se rend à l’école Massey-Vanier, où il guide les élèves dans leurs tâches jusqu’à 20 h. « J’aime le contact avec eux. Et je n’ai pas d’enfants, alors ça travaille ma patience », dit-il en rigolant.

Chaque individu travaille sur une partie du robot. C’est pourquoi il s’avère plutôt difficile de savoir si le robot est assez prêt, relève Simon.

Le 19 février, le robot devra être mis sous scellé. Seulement 30 livres de l’appareil pourront être conservées sur les 120 livres.

« Les jeunes vont décider quelle partie ils veulent fignoler. Le choix sera stratégique. Ils auront une dernière semaine pour travailler une partie du robot, comme la programmation » donne en exemple Manon Brien.