Robert Vyncke

Robert Vyncke sollicite un deuxième mandat

Porté à la mairie de Saint-Paul-d'Abbotsford l'été dernier, Robert Vyncke sera candidat à sa propre succession.
« Ultimement, ce sont les citoyens qui prennent la décision, et certains me demandent de rester (en poste). Je ne peux faire autrement que de leur dire oui », confie-t-il
Beaucoup a été accompli au cours des 15 mois qu'a duré son premier mandat, estime le maire. Sa principale fierté est d'avoir rétabli l'harmonie au village et à la table du conseil. « On a travaillé la terre, enlevé des roches, illustre le premier magistrat. On a créé une façon de travailler qui nous permet d'avancer et d'échanger ouvertement, sans être pris dans la rigidité de vieilles histoires. »
Rappelons que le départ de Jacques Viens, en mai 2016, avait créé un schisme au sein du conseil municipal. Par une centaine de voix, le nouveau maire, d'abord associé au mouvement Vigile Saint-Paul-d'Abbotsford­, l'avait emporté en juillet de la même année contre son principal adversaire, l'ex-conseiller Mario Larochelle. Roger Paquette était aussi de la course. 
Accès à la montagne
M. Vyncke s'était lancé en politique dans l'optique de régler des dossiers qu'il qualifie « d'éreintants » dans un souci de respect et d'équité des deux parties. 
Il félicite notamment le conseil sortant d'avoir pu dénouer l'impasse avec les propriétaires de la montagne quant à la propriété et l'entretien d'un lot orphelin du chemin Jodoin.
Il espère que cette collaboration se poursuivra alors qu'un sentier menant au sommet du mont Yamaska sera éventuellement aménagé par la municipalité. « Le conseil ne reculera pas sur ce point, a-t-il fait savoir. Mais on va s'asseoir avec les personnes concernées et on va s'entendre. »
« On pense à un sentier bien encadré, respectueux de la biodiversité et balisé, pour ne pas perdre le contrôle, pour ne pas que la montagne devienne un autre mont Saint-Hilaire. »
Pour donner l'exemple, M. Vyncke envisage également de mettre en place un événement « Marchez avec le maire » dans la montagne, en écho à son événement cycliste « Roulez avec le maire ». « Il s'agirait d'une randonnée pédestre encadrée, dans l'optique de respecter la propriété privée des gens dans la montagne, mais aussi de respecter le désir des citoyens d'avoir accès à ce joyau », avance le maire.
Plusieurs projets
Advenant sa réélection, Robert Vyncke compte mener de front plusieurs dossiers, dont le développement domiciliaire de la municipalité, qui pourrait s'amorcer dès le printemps prochain sur les terrains derrière l'hôtel de ville, de même que les travaux d'infrastructure. « Au lieu de rapiécer les rangs, il faut faire un travail­ de fond », précise-t-il.
Il continuera à soutenir et à promouvoir le patrimoine bâti et religieux du village, de même que les activités agrotouristiques de la municipalité. La mise en valeur de la Route des champs, un projet régional dont M. Vyncke a la responsabilité à la MRC de Rouville, en fait partie. « On n'attendra pas les autres municipalités pour embellir notre tronçon. Nous marquerons des boucles sur nos rangs, affirme le maire, qui mettra aussi l'accent sur le partage harmonieux de la route. En augmentant la présence de cyclocoureurs chez nous, on soutient le développement économique local. »
Sécuriser la route 112, tant pour les cyclistes que pour les piétons et les automobilistes, figure aussi parmi les priorités du candidat, qui devra en découdre avec le ministère des Transports. « J'espère que je n'aurai pas à utiliser le fait qu'il y a eu un mort à l'entrée du village, récemment, pour leur faire entendre raison », note M. Vyncke, faisant référence au funeste accident du 24 août dernier.
Le prochain conseil devra aller de l'avant et finaliser le plan de développement dont se dotera la municipalité, tout comme la refonte réglementaire qui devra être présentée aux citoyens. « La règlementation sert à poser des balises à l'intérieur desquelles on est flexibles pour trouver des solutions avec les citoyens de bonne foi, allègue M. Vyncke. Les gens ont compris qu'ils ne doivent pas adopter (avec moi) une approche défaitiste. Ils doivent amener­ des solutions. »
« Comme vous le constatez, il y a encore beaucoup de pain sur la planche, ajoute le candidat. C'est pour ça qu'on a besoin de quatre ans de plus ! »