On voit ici la présidente et fondatrice de Ride de filles, Sylvie Brisebois, en compagnie de sa complice et porte-parole de l’événement, Lulu Hughes.

Ride de filles en route vers le demi-million

L’événement Ride de filles veut frapper un grand coup pour son 10e anniversaire, le 14 juillet, en s’approchant du cap du demi-million de dollars amassés pour la cause du cancer du sein. Avec la fougue qu’on lui connaît, la chanteuse Lulu Hughes mènera l’imposant cortège de passionnées de moto sur 230 km jusqu’à l’arrivée à l’aréna de Bromont, où elle promet d’en décoiffer plus d’un en montant sur scène avec plusieurs complices.

C’est avec une « énorme fierté » que la présidente et fondatrice de Ride de filles, Sylvie Brisebois, prend la mesure du chemin parcouru depuis 2009. « Au départ, je faisais ça par amour pour la moto et pour faire du bien autour de moi. Je ne m’étais pas fait de plan. Je voulais que ça fonctionne, mais jamais je n’aurais cru qu’on en serait rendu là 10 ans plus tard, a-t-elle confié. Je suis engagée à vie pour la cause. Tant que le cancer sera là, je serai prête à prendre la route pour faire la différence. »

D’ailleurs, Sylvie Brisebois voit l’événement comme une belle vitrine pour démocratiser sa passion. « Être entourée de filles qui ont du fun sur leur moto, c’est vraiment tripant, a-t-elle lancé. Je n’ai absolument rien contre les hommes, mais qu’on ne vienne pas me dire que rouler sur deux roues, c’est uniquement une affaire de gars. Pour moi, c’est une grande satisfaction de créer de l’engouement pour la moto chez les femmes. »

Elle a par ailleurs réussi à transmettre sa ferveur à sa nouvelle complice, Lulu Hughes. « J’aimais déjà Lulu avant de la rencontrer l’an passé. C’est une fille qui en a dedans. L’avoir sur scène pour notre spectacle, c’était extraordinaire. Mais je voulais qu’elle vive vraiment l’expérience. Alors je l’ai convaincue de faire partie de l’aventure du début à la fin en 2018. »

Le hic, c’est que la principale intéressée n’avait jamais piloté ce genre d’engin. Pas plus qu’elle n’avait le permis pour le faire. Un « immense défi » que la chanteuse a relevé à vitesse grand V. « J’ai toujours tripé sur la moto, alors la proposition de Sylvie arrivait comme un cadeau. Je suis musicienne. Alors, j’ai toujours mis mon argent dans les instruments et les billets d’avion. À 51 ans, il n’est jamais trop tard pour embarquer dans une nouvelle aventure. Je ne me suis pas posé de questions et j’ai foncé. Ça aurait été ridicule d’être porte-parole d’un événement de moto sans en conduire une. Je partais de zéro. En un mois et demi, j’ai eu mon permis. Sans aucun passe-droit. Tout ça pour une cause qui me tient vraiment à cœur », a indiqué la survivante d’un cancer du sein.

Enivrant
Lorsqu’on lui demande de décrire son nouveau dada, Lulu Hughes répond sans hésiter. « La moto, c’est enivrant. Ça me donne un énorme sentiment de liberté. Ça permet de découvrir de belles destinations sous un autre angle. » À ce chapitre, la porte-parole et sa bande — jusqu’ici, 230 passionnées de moto ont répondu à l’appel — auront de quoi s’en mettre plein la vue en bouclant sur leurs montures le tracé de 230 km. Un circuit ficelé par le coordonnateur de l’événement, Michel Côté. « Je suis de la région et je connais toutes les belles routes que les motocyclistes aiment emprunter. L’événement a atteint sa maturité. C’était incontournable de pouvoir partager tout ça à l’occasion de la 10e Ride de filles. »

En fait, le groupe quittera La Prairie en matinée. Direction Venise-en-Québec, où aura lieu la pause matinale. Le prochain arrêt se tiendra au centre communautaire de Bedford, pour casser la croûte. Une fois rassasiées, les participantes fileront vers Dunham. Elles partiront alors du vignoble l’Orpailleur pour sillonner ensuite les routes de Frelighsburg, Sutton, Abercorn puis Cowansville. Le cortège terminera son périple à l’aréna de Bromont, vers 16 h 30.

Pourquoi Bromont ? « Notre relation avec Bromont est extraordinaire. [...] On est les bienvenus et la municipalité nous offre gratuitement d’utiliser l’aréna. En plus, le maire [Louis Villeneuve] roule en moto. Il sera même des nôtres pour faire la dernière portion du trajet », a mentionné Michel Côté.

Une proposition qu’a acceptée volontiers l’amateur de moto. « La cause est importante. C’était tout naturel d’accompagner le groupe. [...] Souvent, les gens chialent à propos des motocyclistes. Souvent avec raison. Ride de filles sera une belle occasion de démontrer que rouler à moto peut se faire de façon très respectueuse à tous les niveaux. »

Électrisant
Après avoir mis tous ses sens sur le qui-vive en ajoutant des centaines de kilomètres au compteur de sa Harley Davidson, Lulu Hughes promet d’enflammer la foule rassemblée à l’aréna en enchaînant les succès de sa muse, Janis Joplin. « Pas question de faire baisser l’intensité après une journée aussi spéciale. Les gens auront droit à tout un show », a-t-elle assuré.

La chanteuse d’Acton Vale Nadia Waltz et son groupe blues rock Aidan prendront la relève avec une foule d’invités. Notamment Élizabeth Blouin-Brathwaite, le jeune prodige de l’harmonica Shawn McPherson ainsi que la Bromontoise Patricia Marcoux, qui formera un duo avec son homonyme au violon.

À ce jour, Ride de filles a permis de cumuler près de 375 000 $ pour la cause du cancer du sein. Les organisateurs ont pour objectif d’accroître de 100 000 $ ce montant en 2018. Les billets sont en vente au coût de 25 $ pour le spectacle et 15 $ supplémentaires permettent d’ajouter le souper. Il est possible de se les procurer au centre d’information touristique de Bromont ou en appelant Michel Côté au 450-776-0042.