Au fil des ans, le nombre d’étals est passé d’une douzaine à plus de 25.

Rêver le marché public de demain

Quelle allure aura le marché public de Granby en 2030 ? Les citoyens, partenaires et commerçants du centre-ville sont invités à partager leurs réflexions et idées sur le sujet le 24 janvier, à l’occasion d’une consultation publique tenue à la Ferme Héritage Miner.

« On sait que le centre-ville sera réaménagé dans quelques années et on sait que le marché demeurera à la place Johnson. On veut qu’il continue à évoluer, qu’il soit au goût du jour », a fait valoir jeudi le président du conseil d’administration de l’organisme à but non lucratif à la barre du marché public, Dominic Châtelain, qui est également producteur d’agneaux.

Celui-ci souligne que c’est un vaste processus de planification stratégique que le marché public entreprend. Le CA a par ailleurs mandaté, au terme d’un appel d’offres, la firme granbyenne Gauthier Communication Marketing, pour l’accompagner dans cet exercice de réflexion. 

Des exemples de projets avant-gardistes et l’analyse sommaire de la situation des marchés publics au Québec (tendances, enjeux, bons coups, etc.) seront entre autres relevés. 

À Granby, cela fait déjà 10 étés et cinq hivers que producteurs et consommateurs ont rendez-vous de façon régulière au centre-ville. Et le marché public a gagné en popularité au cours de cette décennie. 

D’abord implanté rue Saint-Joseph, il a déménagé ses pénates place Johnson en 2012. Au fil des ans, le nombre d’étals est passé d’une douzaine à plus de 25 et de 16 semaines d’activités à 26. Le nombre de clients, lui, a grimpé de quelque
800 par semaine à plus de 1700. Ceux-ci réalisent des dépenses totales qui s’élèvent à plus de 17 000 $ par semaine, souligne Dominic Châtelain. Lui-même et son entreprise, Les Trouvailles Gourmandes du Canton, située à Roxton Falls, seront présents au marché pour le cinquième été consécutif.

Prendre les devants

La Ville de Granby a réservé un budget de 300 000 $ en 2018 pour aménager un marché public trois saisons. Mais rien de concret en ce sens n’a été annoncé pour le moment. Ce sera au conseil d’administration du marché public et à Commerce et tourisme Granby et région de valider les besoins et de s’entendre sur ce qui pourrait être fait, a laissé savoir le maire, Pascal Bonin, le mois dernier. 

Dominic Châtelain affirme toutefois que l’exercice de réflexion ne s’inscrit pas pour le moment dans ce contexte. 

« Pour l’instant, on ne tient pas compte de ce montant-là. C’est vraiment le CA du marché public qui a décidé de prendre les devants et de voir ce qu’on aimerait avoir dans l’avenir, avec nos consommateurs et nos producteurs », fait valoir le président. 

Plusieurs aspects

Celui-ci souligne que les discussions porteront sur plusieurs aspects du marché public, soit son animation, ses plages horaires, son site et les autres affectations du site lorsqu’il n’est pas en activité. 

« C’est une plénière. On se met tous ensemble et on rêve le marché de 2030. On veut des idées, des opinions et savoir ce que les gens attendent de nous. Il y a peut-être aussi des producteurs qui vont émettre des idées parce qu’il y a deux côtés à la médaille. Il y a le côté achats, mais aussi installations », dit M. Châtelain. 

« Quand la Ville va nous demander comment on voit la place du marché, on va avoir quelque chose à dire, on va être prêt », ajoute-t-il. 

Les places étant limitées, il est recommandé de confirmer sa présence à la consultation, qui débutera à compter de 18 h 30, au 450-361-6076, par courriel (info@marchepublicgranby.ca) ou par l’entremise de la page Facebook du marché public.