Le directeur général du Cégep de Granby, Yvan O’Connor, estime que, depuis 50 ans, les cégeps ont été un apport important dans la société québécoise.

Retransmission d’un spectacle à Granby: l’OSM célèbre les 50 ans des cégeps

La musique de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) et d’anciens lauréats de Cégeps en spectacle, dont Koriass et Yann Perreault, résonnera ce jeudi soir à l’Auditorium du Cégep de Granby, dans le cadre du 50e anniversaire des cégeps.

Le spectacle se déroulera à Montréal, mais il sera retransmis simultanément dans les 48 cégeps du réseau. À Granby, plus de 275 personnes se réuniront pour y assister. « On a invité beaucoup de gens : des partenaires, des employés, des employés retraités et différents membres de la communauté. On a eu une belle réponse », souligne le directeur général du Cégep de Granby, Yvan O’Connor.

Ce dernier se réjouit que l’OSM ait accepté de célébrer le demi-siècle d’existence des cégeps. « C’est un beau partenariat, dont nous sommes très fiers », dit
M. O’Connor. Vincent Vallières, Philippe Brach, Charles Richard-Hamelin, Claudine Mercier, Catherine Major et Jessica Viau monteront aussi sur la scène à l’occasion de cette soirée qui se veut festive. 

Aux yeux du directeur du Cégep de Granby, « le rôle (des collèges) n’est plus remis en question ». « On voit que depuis 50 ans, les cégeps ont été un apport important dans la société québécoise », ajoute-t-il. 

Formation technique

Yvan O’Connor souligne que les établissements d’enseignement collégial forment non seulement des diplômés de l’enseignement supérieur, mais la formation technique y est de plus en plus prisée pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. 

Une nouvelle technique de génie mécanique est, par exemple, offerte à Granby depuis septembre. Celle-ci est d’ailleurs au cœur du projet de réaménagement de l’église Notre-Dame, actuellement en cours au centre-ville. À la rentrée 2018, cette technique sera dispensée, avec la technique de génie industriel, dans les nouveaux locaux de ce qu’il sera dorénavant convenu d’appeler le Pavillon Notre-Dame.

Défis

Yvan O’Connor croit que chaque collège est ainsi un « pôle important » dans sa région. « Et on veut continuer à l’être », dit-il. 

Ce n’est que depuis 1980 que le Cégep de Granby est pleinement autonome. À l’origine, il était sous la responsabilité du Collège de Sherbrooke et était reconnu comme le campus de Granby de celui-ci. 

Depuis 1980, l’établissement d’enseignement collégial granbyen a accordé près de 14 000 diplômes. Il emploie actuellement près de 300 personnes et est fréquenté par 2080 étudiants cette année. La formation aux adultes, elle, compte environ 350 inscriptions. 

Le directeur général affirme qu’en 2017, l’un des défis qui se présentent aux cégeps, c’est que « chaque étudiant a un profil différent ». « On doit répondre à ça. On doit vraiment être au service de chaque étudiant. Maintenant, il n’y a plus de cohortes homogènes. Et il n’y a pas juste ceux qui ont des difficultés de réussite qui ont besoin d’accompagnement. Il y a toutes sortes de situations », relève-t-il. 

Déficit

Cela s’inscrit par ailleurs dans un contexte où les ressources financières sont limitées, note Yvan O’Connor. « La Fédération des cégeps a été déçue de la dernière mise à jour économique. On s’attendait peut-être à une petite marge de manœuvre. Mais on va attendre à l’an prochain », dit-il. 

Le Cégep de Granby a comptabilisé un déficit de 73 000 $ cette année. Mais la situation devrait se résorber lors de la prochaine année, croit M. O’Connor. 

« Heureusement, contrairement à d’autres collèges, notre clientèle n’a pas diminué. On a même eu une augmentation d’une cinquantaine d’étudiants », affirme le directeur général du Cégep de Granby.