Le maire sortant et réélu, Pascal Bonin, a dominé dans tous les districts électoraux, démontrent les résultats détaillés du scrutin de dimanche obtenus par La Voix de l’Est.

Résultats détaillés: Bonin dominant dans tous les districts

Le maire sortant et réélu à Granby, Pascal Bonin, a dominé son principal adversaire, Yves Bélanger, dans les 10 districts électoraux dimanche, démontrent les résultats détaillés du scrutin général obtenus par La Voix de l’Est.

Curiosité : Yves Bélanger s’est toutefois imposé dans une section de vote en particulier : la section 909 du district 9. Une analyse plus pointue des résultats révèle qu’il y a pratiquement récolté tous les appuis. M. Bélanger a obtenu 37 votes, alors que Pascal Bonin n’en a eu aucun et que le troisième candidat à la mairie, Carl Bouvier, a rallié un électeur.  

Mais, à quel secteur du district 9 correspond cette section de vote, si favorable à l’élection d’Yves Bélanger à la mairie? Bien qu’il habite ce district, le principal intéressé a affirmé jeudi qu’il ne s’agissait pas de son voisinage immédiat, car lui-même a voté à la section 905. Il n’a pas été possible jeudi d’obtenir l’information de la présidente d’élection, Catherine Bouchard.  

Dans aucune autre des quelque 150 sections de vote, réparties dans les 10 districts électoraux granbyens, il n’est arrivé que l’un ou l’autre des deux principaux aspirants à la mairie n’obtiennent aucun appui. 

Pascal Bonin domine en fait dans les 10 districts, mais aussi, de façon plus détaillée, dans pratiquement toutes les sections. Outre la fameuse boîte 909, Yves Bélanger n’a réussi à devancer son opposant que dans six autres sections de vote. Au final, M. Bonin a récolté 62 % des voix, contre 36 % pour M. Bélanger et 2 % pour Carl Bouvier. 

Le cas du district 2

Une des sections de vote du district 9, la 909, a démontré un appui indéfectible au candidat défait, Yves Bélanger, alors qu’il a récolté pratiquement tous les appuis à l’exception d’un vote pour Carl Bouvier.

L’analyse du scrutin dans le district 2 permet aussi de noter quelques particularités. C’est dans ce district, situé en partie aux abords du lac Boivin, que l’écart est le moins important entre Pascal Bonin et Yves Bélanger. Oscillant généralement autour de 500 ou 600 voix en faveur du maire réélu, cet écart y a fondu à 267 appuis. 

Ce qui n’a peut-être rien d’étonnant puisque le conseiller sortant qui y a été réélu, Jean-Luc Nappert, a présenté plusieurs affinités durant la campagne électorale avec Yves Bélanger. 

Autre information : c’est dans le district 2 que Carl Bouvier a obtenu le moins de votes, comparé à la moyenne de ses appuis dans les autres districts électoraux. 

C’est par ailleurs dans le 2 que le taux de participation y est le plus élevé, à 50,22 %. En comparaison, il est de 39 % à la mairie. Un résultat qui a été déploré par certains candidats, dont Yves Bélanger. 

La situation était la même lors du dernier scrutin général, en 2013, alors que le taux de participation avait également été plus élevé dans le district 2, le seul, en fait, à être pourvu d’un conseil de quartier. Conseil de quartier qui se fait d’ailleurs remarquer par ses interventions dans différents dossiers.  

Plus et moins

A contrario, c’est dans le district 7 que le taux de participation, à 30 %, est le plus bas. Le conseiller sortant, Robert Riel, était opposé à Edgar Villamarin Bautista. La faible participation des électeurs pourrait s’expliquer par la relative unanimité que semble avoir suscitée la candidature de M. Riel. Il a été réélu de façon plutôt convaincante, avec 75 % des appuis.

C’est cependant le conseiller sortant du district 1, Stéphane Giard, qui a été réélu avec la plus forte majorité. Il a obtenu 85 % des voix, au détriment de son adversaire, Mario Loiselle, qui a récolté 15 % des suffrages. La Voix de l’Est a rapporté durant la campagne électorale que ce dernier avait été banni des Chevaliers de Colomb pour fraude en 2010. Des allégations qu’a toutefois rejetées M. Loiselle, arguant qu’aucune preuve n’a pu être apportée. 

Parmi les 10 conseillers élus ou réélus, Denyse Tremblay a été reconduite dans ses fonctions avec la plus faible majorité. Seules 39 voix la séparent de son plus proche adversaire, Bruno Junior St-Amand. Celui-ci a songé un temps demander un dépouillement judiciaire, mais il s’est finalement ravisé (voir encadré). 

Les deux avaient également croisé le fer en 2016, lors d’une élection partielle. L’écart entre les deux adversaires s’est cependant resserré dimanche, car lors de leur premier affrontement, Denyse Tremblay avait remporté l’élection avec près de 120 voix d’avance sur M. St-Amand.  

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Un don de Junior St-Amand, plutôt qu’un recomptage dans le district 6

Le candidat dans le district 6 à Granby, Bruno Junior St-Amand, ne demandera pas un dépouillement judiciaire, alors que sa plus proche adversaire, la conseillère sortante Denyse Tremblay, l’a défait par 39 voix. 

Le nombre de bulletins rejetés s’élevant à 48, il souhaitait en « avoir le cœur net », tel qu’il a affirmé dans les minutes suivant le dévoilement des résultats. Mais M. St-Amand s’est ravisé lorsqu’il a appris que l’exercice pourrait entraîner, selon lui, des coûts oscillant entre 2000 $ et 6000 $. Le processus n’est pas simple. La requête doit entre autres être déposée par un avocat. 

« Plutôt que d’engraisser le système judiciaire, je vais faire un don à Partage Notre-Dame pour redonner aux citoyens d’une façon ou d’une autre », a-t-il affirmé jeudi. 

Bruno Junior St-Amand estime avoir fait une « campagne d’idées », proposant entre autres l’aménagement d’une glace réfrigérée, la révision des règles de stationnement l’hiver et l’implantation d’un marché public permanent. Il s’agissait de la troisième campagne électorale du candidat. Cela ne met pas forcément un terme à ses aspirations politiques. « Ce n’est pas une défaite qui va me décourager, mais elle a été dure », reconnaît-il.